IA, métavers, médecine personnalisée... quelle stratégie d'innovation pour le CHU de Nice ?
Laurence Bottero
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Il est le deuxième employeur du département des Alpes-Maritimes avec 9.500 salariés et il est l'un des établissements en santé qui contribue à l'attractivité du secteur sur la Côte d'Azur. Le Centre Hospitalier Universitaire de Nice dirigé depuis sept mois par Rodolphe Bourret est, par nature, très tourné vers l'innovation. Comme en atteste, par exemple, les
24 brevets détenus par le CHU et qui représentent une source importante en matière de propriété intellectuelle. « Nous avons trois domaines, le soin, l'enseignement et la recherche. La recherche permet de faire de l'innovation et d'améliorer la qualité des soins. Il est important d'avoir des équipes d'excellence qui se placent sur une voie internationale pour travailler l'innovation. Quand on travaille sur l'innovation, on met en place des inventions et ces inventions, c'est de la propriété intellectuelle qui se traduit en brevet », détaille Rodolphe Bourret, rappelant qu'il faut ensuite que la phase d'après s'entame, que « le brevet soit licencié pour que l'industrie s'en empare », avec comme but final, la mise sur le marché.
La R&D qui est un pilier central dans la stratégie du CHU de Nice, parce que c'est de là que partent les idées nouvelles, celles qui améliorent « la qualité et la sûreté des soins ». 18ème parmi les 31 CHU qui jalonnent la France, le centre hospitalier universitaire azuréen apparaît cependant à la 10ème place dès que l'on considère la force de ses chercheurs face aux classements internationaux. « Nous sommes extrêmement bien placés », souligne Rodolphe Bourret.
Dans la chaîne de valeur de l'innovation, il y a évidemment les startups. Si le pôle de compétitivité spécialisé en santé, Eurobiomed rassemble l'ensemble de ce qui fait l'écosystème, le CHU de Nice est un élément majeur pour certaines de ces jeunes entreprises. « La startup travaille sur la technique - qui va être d'améliorer l'imagerie, de la pharmacie... mais à un moment de son parcours, elle doit aller sur le patient et cela, elle ne peut le faire seule, car c'est très réglementé. Nous travaillons avec elle pour lui permettre de venir dans le milieu l'environnement hospitalier. De même, nos praticiens hospitaliers et professeurs des universités sont dans des équipes de recherche et imaginent la médecine de demain, la médecine de 2030, la médecine de 2040, la médecine de 2050. Ils possèdent l'expertise fonctionnelle, médicale, mais pas technique ».
Laurence Bottero