A Arles, le port fluvial veut développer le conteneur
Rémi Baldy
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CCI du Pays d’Arles
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L'axe fluvial Marseille-Lyon démarre peut-être une nouvelle vie. Peu valorisé par les autorités,
il
est depuis peu remis au goût du jour. Lors d'une visite dans la cité phocéenne fin 2021, Emmanuel Macron évoquait sa volonté que soit réalisé un grand port reliant les deux plus grandes métropoles françaises après
la cap
itale. De quoi donner un coup de projecteur sur l'axe Rhône-Saône et ses 550 kilomètres de fleuves. Un espace public dont le concessionnaire est la Compagnie nationale du Rhône (CNR) qui a donc dans son escarcelle pas moins de 19 sites industrialo-portuaires.
Parmi eux, le port d'Arles, situé sur la rive gauche du Rhône - à l'Est - au nord de la ville.
«
La chambre de commerce e
t d'industrie du pays d'Arles (CCIPA) est gestionnaire depuis quarante ans, au départ le port permettait de desservir les industries à proximité, aujourd'hui nous sommes une plateforme plus large puisque nous traitons sur des activités implantées
jusqu'à environ une centaine de kilomètres autour
», présente Stéphane Paglia, président de la chambre consulaire.
Au total, ce sont 250 escales qui y sont effectuées chaque année pour 650 millions de tonnes de marchandises manutentionnées.
Concernant le trafic, il est plutôt diversifié avec du vrac, du bois, du ballast ou encore des céréales. «
Nous traitons des petits volumes mais nous sommes très spécialisés et agiles
», défend
Stéphane Paglia
. Des investissements ont été réalisés pour traiter plus de conteneurs, en partenariat avec Electrosteel et MSC.
De quoi «
retirer
6.000 camions par an entre Fos et Arles
».
En tant que port fluvial le plus au sud de l'axe Rhône-Saône, Arles à la particularité d'être quadri-modal puisque des bateaux viennent le long de ses quais, mais aussi des navires, des trains et des camions.
«
Nous sommes un pôle logique
», résume
Stéphane Paglia
. Et comme pour tous les ports, il dépend de l'activité économique qui se génère autour de lui. Le président de la CCI l'assure,
« nous travaillons main dans la main avec tous les acteurs pour commercialiser la destination Arles ».
Rémi Baldy