JO d’hiver 2030 : la candidature « durable et économe » des Alpes françaises peut-elle l'emporter ?
Laurence Bottero avec Emma Rodot
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... ’innovation. De quoi l’emporter face à la Suède et la Suisse ?
Renaud Muselier rêve depuis longtemps de chalets et de montagnes, lui l'enfant de l'Ubaye. Autant dire que le dépôt officiel de la candidature des Alpes françaises pour les Jeux olympiques d'Hiver 2030 constitue une sorte de consécration, d'autant plus que c'est lui qui lance l'idée, voici presque deux ans. Idée rapidement reprise par divers acteurs économiques en Provence Alpes Côte d'Azur, galvanisés par la perspective d'un tel événement dans leurs montagnes. Le rapprochement avec la voisine Auvergne-Rhône-Alpes, entre temps, finit de consolider le projet.
Clairement, ce 7 novembre 2023 restera dans l'Histoire des Jeux Olympiques en France, que la candidature tricolore soit retenue ou pas. Car, comme l'explique David Lappartient, le président du Comité national olympique et sportif français (CNOSF), elle s'inscrit dans « une réforme du modèle olympique ». Comprendre, des jeux « durables, de transition et économes ».
Une sobriété qui bénéficie d'un énorme atout, celui de s'appuyer sur les infrastructures existantes, en l'occurrence 95% de celles ayant déjà servi dans de précédentes olympiades, notamment celles conçues pour Albertville. Il y a aussi celles présentes dans les stations de montagne sans omettre toutes celles liées aux épreuves de glace, que Nice possède déjà. Une particularité illustrée par le cas du ski alpin : là où les deux autres candidats - Suède et Suisse - proposent un seul site, les Alpes françaises le conçoivent dans trois lieux différents, depuis les stations de Courchevel, de Méribel et de Val d'Isère.

Laurence Bottero avec Emma Rodot