Dans le Sud, l'incubateur hydrogène tuyauterie de l'Afpa forme aux métiers de demain
Rémi Baldy
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Les besoins énergétiques conséquents des industriels des Bouches-du-Rhône font du département un territoire particulièrement attentif à toutes les évolutions sur ce secteur. Si les processus de production, de transport et d'adaptation des outils ne sont pas encore parfaitement définis, l'hydrogène semble bien parti pour avoir un rôle majeur à jouer dans la décarbonation. Un gaz qu'il va falloir apprendre à maîtriser. C'est ce à quoi prépare l'incubateur hydrogène sur les métiers de la transformation des métaux de l'agence pour la formation professionnelle des adultes (Afpa). Situé au sein du centre de Marseille La Treille, il accueille en ce moment une dizaine de stagiaires. « Ce sont des demandeurs d'emplois plutôt sans diplôme et sans expérience dans le domaine », détaille Magali Sirerols, directrice régionale de l'ingénierie et de l'innovation de l'Afpa Provence-Alpes-Côte d'Azur.
Des cours qui s'adressent à un petit groupe. « C'est volontaire, la vocation n'est pas d'être sur un gros flux », précise la directrice. Car la démarche s'inscrit dans un vaste programme d'expérimentation. Pour le tuyautage de l'hydrogène, il existe trois autres incubateurs Afpa en France, à Pau, Saint-Nazaire et Cherbourg. Les formations concernent la soudure, la chaudronnerie ou encore de la maintenance. Des métiers qui nécessitent de nouvelles compétences sur la sécurité ou l'usage de l'inox (qui permet de transporter l'hydrogène).
Le choix de ces formations est le fruit d'un processus administratif précis. Le programme « incubateur » de l'Afpa est né en 2019. Il se traduit en France par près de trente centres engagés dans des expérimentations autour par exemple de l'éolien ou du rétrofit. « L'ambition c'est d'anticiper les besoins émergents de compétences, cela peut concerner soit des nouveaux métiers soit une évolution profonde d'un métier qui nécessite une réadaptation des compétences de salariés », expose Magali Sirerols.
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