À Marseille, Jean Castex défend une approche territoriale de la lutte contre l'exclusion
Maëva Gardet-Pizzo
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... ons innovantes se forgent dans la rencontre entre tissu associatif, collectivités locales et entreprises, au plus près des besoins.
es trois quarts vivant en situation d'extrême pauvreté.
Et les femmes, en particulier celles élevant seules leurs enfants, sont les plus touchées.
Derrière ces chiffres, des situations d'exclusion complexes, au sein desquelles les facteurs de pauvreté
s'
enchevêtrent les uns
aux
autres : santé, mobilité, logement, problèmes administratifs, mal-être, solitude... De sorte que les politiques impulsées par les pouvoirs publics, très souvent pensées en silo, n'ont qu'une efficacité limitée.
P
our y faire face, la Fondation Agir Contre l'Exclusion propose une autre approche. Une approche globale et surtout, non descendante. Avec un ancrage territorial fort,
ses actions sont menées par 42 clubs locaux, dans lesquels se déroule au quotidien l'accompagnement des publics : femmes victimes de violence, seniors, jeunes décrocheurs, primo-arrivants, personnes en situation de handicap ..
.
C'est peut-être cet ancrage territorial qui a convaincu l'ancien Premier ministre,
présent ce mardi à Marseille,
d'en prendre la présidence une fois quitté Matignon. Lui qui, devant le Sénat, avait choisi de se présenter comme «
le Premier ministre des territoires
».
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Née en 1993 sous l'impulsion de Martine Aubry et de treize grands groupes français, Fa
ce
a vocation, comme l'explique à l'époque celle qui occupe alors la fonction de ministre du Travail, à «
convaincre les entreprises qu'elles ne peuvent pas continuer à se développer si les gens ne sont plus en mesure de consommer, s'ils sont découragés »
. «
En tant qu'élu
», dit aujourd'hui Jean Castex de son ton inlassablement enjoué, «
j'avais bien conscience du rôle des acteurs de l'insertion, du tissu associatif. Avec Face, je trouvais intéressant de poser la question de ce que peuvent faire les entreprises
».
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