A Marseille, le Club Top 20 affine sa stratégie d’influence économique
Laurence Bottero
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Il réunit près de 60 entreprises réalisant plus de 100 millions d'euros de chiffre d'affaires, de la Compagnie Fruitière à Onet, avec une raison d'être affichée, celle de participer, encourager, supporter des projets qui visent à faire d'Aix-Marseille, une métropole encore plus durable, mieux classée parmi les autres métropoles européennes. 60 grandes entreprises du territoire qui emploient 500.000 salariés et réalisent un chiffre d'affaires cumulé de 120 milliards d'euros qui font du Club Top 20 un levier au poids conséquent, pouvant même être assimilé à une ETI. « Avant d'être une grosse ETI, nous sommes une petite association qui possède un levier d'action assez important », résume Pierre-Antoine Villanova, son nouveau président, élu début décembre et succédant à Serge Magdeleine. Un président qui a comme objectif, d'ici 2026, de faire émerger deux ou trois projets phares, capables d'accompagner la croissance d'Aix-Marseille.
Faire émerger les initiatives différenciantes
Contribuer à structurer l'économie territoriale est essentiel parce que c'est un facteur d'attractivité, de développement, de visibilité... Il y a trois ans c'est ce qui avait amené le Club Top 20 à soutenir et accompagner la création de La Plateforme, l'école fondée par Cyril Zimmermann, présente à Marseille, Toulon et Cannes notamment, qui précisément s'appuie sur les besoins des entreprises locales pour créer le contenu de ses formations. Un Top 20 qui avait par ailleurs aussi été à la naissance de la Convention des entreprises pour le climat, déclinaison territoriale de la convention citoyenne pour le climat. L'objectif est donc de poursuivre dans cette contribution et de faire donc émerger de nouvelles initiatives qui servent l'économie locale.
Preuve du dynamisme du tissu économique, « de plus en plus d'entreprises sont prêtes à s'engager », souligne Pierre-Antoine Villanova, rappelant néanmoins que le Club n'est pas un lieu pour « faire des affaires entre nous », mais pour « donner au territoire et le faire progresser ».
Laurence Bottero