Autoroute A69 Toulouse - Castres : la commission d'enquête parlementaire pourrait « commencer ses travaux mi-février »
Pierrick Merlet
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La députée toulousaine Christine Arrighi compte mettre à mal le projet d'autoroute A69 Toulouse - Castres avec cette commission d'enquête parlementaire.
Assemblée nationale
Autoroute A69 Toulouse - Castres : la commission d'enquête parlementaire pourrait « commencer ses travaux mi-février »
INTERVIEW. Sur volonté du groupe écologiste à l'Assemblée nationale, une commission d'enquête parlementaire dédiée à l'autoroute A69 Toulouse - Castres va bien se tenir. Christine Arrighi, la députée écologiste et membre de la NUPES (9ème circonscription de Haute-Garonne) en sera la rapporteuse. Pour La Tribune, elle revient sur les enjeux de cette initiative.
La Tribune - Le groupe écologiste a déclenché, mardi 16 janvier, son droit de tirage annuel (qui confère à un groupe politique le droit de déclencher une commission d'enquête parlementaire sans vote de l'assemblée au préalable) pour lancer une commission d'enquête parlementaire autour de l'autoroute A69 entre Toulouse et Castres. Quel sera l'angle de travail de cette commission ?
Christine Arrighi - L'enjeu est d'étudier le projet dans son ensemble, bien qu'il y ait encore un recours sur le fond sur le côté environnemental. Nous avons face à nous un projet vieux de 30 ans qui aurait nécessité d'être revisité. Il y a des atteintes à l'environnement, à la biodiversité et à la souveraineté alimentaire de par toutes les terres agricoles artificialisées.
C'est aussi une aberration sociale. Aujourd'hui, nous pouvons faire les 53 kilomètres gratuitement entre Toulouse et Castres. Demain, il faudra payer 20 euros si on prend en compte les conditions fixées par le contrat de concession (pour un aller-retour, ndlr), selon mes calculs. Ce chiffre pourrait même monter à 26,50 euros pour les véhicules utilitaires légers, autrement dit les artisans. Il sera aussi question du montage financier et juridique de cette autoroute A69 entre Toulouse et Castres dans ce travail parlementaire.
Certains défenseurs de l'autoroute A69 avancent le fait que ce projet est LE moyen pour revitaliser le bassin de population Castres-Mazamet et que cela sera un moyen de développement économique pour les territoires concernés. Des zones d'activités le long du tracé sont d'ailleurs dans les cartons. Vous ne croyez pas en cet argument économique ?
La ville de Pamiers (Ariège) est reliée par l'autoroute et pourtant elle a un taux de pauvreté plus important que Castres (Tarn) aujourd'hui. Contrairement à ce qu'on essaie de faire croire, la liaison autoroutière n'est pas un gage absolu de revitalisation territoriale. Au contraire, cela renforce la métropolisation et assèche ainsi les villes moyennes aux alentours.
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