Le plaidoyer (et la stratégie) du président du tribunal de commerce de Marseille pour la prévention
Rémi Baldy
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Au premier étage du tribunal de commerce de Marseille, le mur où sont gravés les noms de tous les présidents de la juridiction n'a pas encore été mis à jour. Et pour cause, le changement est tout récent. « J'ai pris mes fonctions il y a 15 jours », rappelle Patrick Lesbros, qui vient d'être élu pour succéder à Jean-Marc Latreille. Peu de temps donc, mais suffisamment pour prendre la mesure du poste. « Il faut surtout être disponible, j'ai déjà eu des rendez-vous au téléphone à 22 heures qui se sont poursuivis le lendemain à 6h avec entre temps des gens qui travaillent pour aider l'entreprise », raconte-t-il.
Cadre au sein d'EDF, Patrick Lesbros a rejoint le tribunal de commerce il y a dix ans. Il explique s'être, avec le temps, « naturellement posé la question » de se porter candidat à la présidence. A l'image de son prédécesseur, il pointe l'accompagnement comme l'enjeu majeur du tribunal de commerce dont le nom fait généralement peur aux entrepreneurs et dirigeants. « Nous devons leur dire que nous ne sommes pas le tribunal de la fin de vie des entreprises », souligne Patrick Lesbros. « C'est le tribunal auprès duquel les entreprises peuvent se mettre sous protection », ajoute-t-il. Il s'agit pour une société de profiter des services mis à disposition par la juridiction avant qu'il ne soit trop tard. « J'incite fortement les entreprises qui identifient des premiers signes de difficulté à prendre un rendez-vous », insiste Patrick Lesbros.
Rémi Baldy