Des besoins en compétences aux investissements, cette agilité qui porte la croissance d'AG3I
Gaëlle Cloarec
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Les PME industrielles ont-elles fini de manger leur pain noir ? Pour Christian Ghio, il semblerait. La dynamique retrouvée fin 2023 se confirme en ce début d'année. Basé à Grasse, l'homme dirige l'entreprise AG3I, spécialisée dans la maintenance et les travaux pour l'industrie et le tertiaire. Elle couvre quatre domaines d'activité : le CVC (chauffage, ventilation, climatisation), le contrôle d'accès et les portes automatiques, la maintenance de l'outil industriel et le multi technique (plomberie, électricité...), qu'elle adresse aux grands comptes du territoire : Thalès Alenia Space, Malongo, les industriels du parfum et des arômes, mais aussi le secteur bancaire, les administrations et le tertiaire. Du local donc, pour cette PME ancrée sur les terres de la Côte d'Azur et du Var depuis 1997, cotée sur le marché boursier Euronext Growth depuis 2014, dont le chiffre d'affaires annuel est habituellement compris entre 3,5 et 4 millions d'euros.
Sauf que ces deux dernières années, "l'activité a été relativement atone du fait de la conjoncture mondiale qui a temporisé les investissements de nos clients", explique-t-il. On ne reviendra pas sur les récentes crises géopolitiques et inflationnistes qui ont généré, et génèrent encore parfois, un attentisme certain, poussant la PME originaire de Grasse, comme d'autres, à réduire la voilure. "Nous avons tenu grâce à un portefeuille de maintenance qui nous permet d'être résilient face à ces modifications de marché mais nous avons dû réorganiser l'entreprise, automatiser des process, repenser l'organigramme pour stabiliser l'effectif à une vingtaine de personnes (contre 38 en 2019, NDLR)". Un moment qualifié tour à tour "de recul", "d'observation", "d'identification des forces et des faiblesses de chacun" qui, a posteriori, est jugé "bénéfique" : "Nous avons passé un palier qui, finalement, nous redonne de l'élan pour réenclencher la croissance, retrouver notre chiffre d'affaires habituel en 2024, quasi acté à ce jour et envisager une phase plus active en 2025".
Gaëlle Cloarec