Comment Cytech Ingénierie renouvelle les ambitions de l'industriel EMM
Gaëlle Cloarec
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Lorsque le groupe EMM met la main sur Cytech en mars 2022, il hérite d'une belle endormie au carnet de commandes quasi-nul mais plein de promesses. Deux ans plus tard, le bureau d'études spécialisé dans la qualification des matériaux a retrouvé son point d'équilibre : 500.000 euros de chiffre d'affaires en 2023, 6 ingénieurs au compteur et une clientèle diversifiée de grands comptes dans les domaines du spatial, de l'aéronautique, du nucléaire et du transport. Bref, l'entreprise est de nouveau sur les rails, avec un cap bien défini. « L'avenir est aux matières composites, explique Benito Pisani, dirigeant du groupe spécialisé dans la mécanique et les ensembles de précision basé à Pégomas, près de Grasse. Beaucoup sont en développement, ce qui suppose un besoin de qualification. Le marché est là, à nous de nous positionner ».
Capteurs d'efforts
Il faut dire que Cytech Ingénierie accompagne le développement de matériaux pour le compte de ses clients de la conception (service R&D) à la qualification, et ce via la réalisation d'essais mécaniques de traction et de compression qui analysent leur réaction à la déformation. Pour se faire, chaque morceau de matière, appelé éprouvette, est instrumenté pour capter les milliers de données techniques qui le caractérisent. C'est sur cette technique d'instrumentation que le groupe veut s'appuyer pour faire la différence. "Nous sommes une petite dizaine en France à proposer cette compétence". Un savoir-faire qui se traduit par la fabrication de capteurs d'efforts mécaniques adressant des situations particulières, généralement liées à des environnements contraints. Ainsi en est-il de ceux réalisés pour le CEA (Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives) de Cadarache, obligatoirement étanches et résistants aux températures élevées. « Nous avons également travaillé sur un capteur de sécurité connectés qui mesurent la tension des sangles mécaniques maintenant les satellites en cours de construction ou de déplacement sur des supports dédiés », ajoute le dirigeant.
Gaëlle Cloarec