Depuis le Covid, le Sud attire davantage de nouveaux habitants
Rémi Baldy
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR
Rémi Baldy
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR
Quelques mois après la fin des périodes de confinements successives durant le Covid-19, les campagnes de publicité pour vanter les différentes régions ont fleuri dans les grandes villes et notamment Paris. À l'époque, le but était d'attirer celles et ceux qui ressentiraient des envies d'ailleurs. L'exode urbain n'a finalement pas eu lieu, mais cette période de crise sanitaire a tout de même eu des répercussions sur les modes de vie avec le développement du télétravail, mais aussi les envies de logements plus grands ou avec des extérieurs.
De quoi attirer l'attention des cinq agences d'urbanisme de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur (AGAM, AUPA, AURAV, audat.var, et AUA) qui se sont intéressées à ces « signaux faibles » pour analyser « les impacts de ces tendances émergentes sur les choix résidentiels des ménages » dans une étude diffusée en juillet.
Cette étude s'appuie sur « la base des données de réexpédition de courrier de La Poste qui constituent une source fiable pour observer les migrations résidentielles », indique le réseau d'agences. Premier constat, la région « est très attractive » avec un excédent migratoire de « 13 ménages s'installant au sein de la région pour 10 qui la quittent » entre 2018 et 2022. Une période d'observation à la fois pré et post-Covid qui permet de constater un changement puisque l'étude pointe une attractivité en hausse avec « une tendance à l'accroissement des entrées par rapport aux sorties ».
À lire également
Se pose alors la question de savoir si le mythe ou la légende urbaine du Francilien qui, lassé par la Capitale, opte pour Provence-Alpes-Côte d'Azur afin d'améliorer son cadre de vie se confirme. La réponse est oui, bien que les motivations des nouveaux arrivants ne soient pas précisément identifiées. « Les évolutions récentes témoignent d'une hausse spectaculaire du ratio des entrées sur les sorties avec l'Île-de-France. Alors qu'en 2018-2019, la région Sud enregistrait 24 arrivées pour 10 départs, ce chiffre grimpe à 34 pour 10 en 2021-2022. Cette dynamique est à mettre en perspective avec une augmentation du nombre de flux entre les deux régions », avance l'étude.
Rémi Baldy