Nice-Monaco : la coopération économique devrait se renforcer
Laurence Bottero avec Gaëlle Cloarec
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR
Laurence Bottero avec Gaëlle Cloarec
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR
C'est bien la première fois que la visite du nouveau chef de gouvernement monégasque donne lieu à une séquence médiatique. Reçu par le maire de Nice et président de la Métropole Nice Côte d'Azur, Christian Estrosi, Didier Guillaume n'est pas venu défendre un éventuel projet ou porter des doléances mais bien montrer la volonté de la Principauté de coopérer avec sa voisine.
Il faut dire que les liens, certes liés à la proximité géographique, sont surtout le fait d'une logique de bassin économique. Bien que pays étranger, Monaco est intimement lié au département des Alpes-Maritimes, les communes de Menton, Roquebrune Cap-Martin et Beausoleil, notamment, constituant avec Monaco un ensemble homogène et, de fait, sans frontières.
Et si Didier Guillaume, l'ancien ministre français de l'Agriculture, nouveau ministre d'Etat depuis un mois, en remplacement de Pierre Dartout, a fait le déplacement jusqu'à Nice, c'est que quelques sujets sont sur la table. Sans préciser lesquels explicitement, le chef du gouvernement monégasque confirme que « nous sommes interdépendants, (Nice) est la plus grande ville de France qui est notre plus proche voisine, nous avons un certain nombre de sujets à aborder ».
Notamment celui de la mobilité. Monaco accueille chaque jour 49.000 personnes venues de France et d'Italie. 44.000 personnes sont originaires des Alpes-Maritimes. Ce sont elles qui constituent la majorité des salariés de l'emploi public et privé monégasque, à 61,6% selon les données de l'IMSEE, l'institut de la statistique monégasque. Tout cela entraîne, de fait, les problématiques de déplacement inhérentes à cette configuration. Autoroute, route et rail sont les moyens utilisés tous les jours, ce qui n'est pas sans poser des problèmes d'engorgement. Sur ce point, l'idée émise par le président de l'UPE06, Pierre Ippolito, d'un RER qui relierait la Principauté et la Côte d'Azur, apparaît comme une solution idoine. Sauf qu'elle se heurte à la réalité d'un projet à cheval sur deux pays, deux législations, deux administrations... Avec tous les freins à lever, ce qui exige du temps et de la patience. Que le contexte économique ne peut pas forcément se permettre.
Laurence Bottero avec Gaëlle Cloarec