Comment Euroméditerranée a redynamisé Marseille
Maëva Gardet-Pizzo
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Créée pour stopper l'exode d'actifs, Euroméditerranée est devenue le troisième quartier d'affaires de France.
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Créée pour stopper l'exode d'actifs, Euroméditerranée est devenue le troisième quartier d'affaires de France.
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Ligne de gratte-ciels, Mucem... Sous le regard impassible de Notre Dame de la Garde, l'Opération d'intérêt national Euroméditerranée a profondément redessiné le relief du littoral marseillais ces trente années.
Tout commence en 1995. En vingt ans, la deuxième ville de France a perdu 50.000 emplois. Son taux de chômage culmine à 22 % : deux fois la moyenne nationale. Poussant de nombreux habitants au départ. C'est pour enrayer cet exode que la Ville et l'État lancent l'Opération d'intérêt national, pilotée par un établissement public d'aménagement dédié (EPAEM). Opération qui verra son périmètre s'élargir au fil des années, pour concerner désormais 480 hectares du centre aux quartiers nord de la ville. L'enjeu : attirer des entreprises susceptibles de relancer la production d'emplois.
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Pour cela, il faut évidemment des bureaux. D'où la construction de ce qui constitue désormais le troisième quartier d'affaires du pays. Au total : 735.000 m² de bureaux ont été mis à disposition, sur un objectif total de 1 million. « Ce quartier d'affaires a permis de positionner Marseille comme un lieu d'attractivité et de création d'activité dans le domaine portuaire mais aussi dans le numérique, les services aux entreprises, la banque... », assure Laure-Agnès Caradec, présidente d'Euroméditerranée.
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