Comment Grasse se transforme en ville étudiante
Gaëlle Cloarec
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Logements plus chers, transports bondés ou encore précarité étudiante... Le modèle de métropolisation de l'enseignement supérieur et de la recherche (ESR) semble aujourd'hui toucher ses limites. Si les grandes métropoles restent encore et toujours celles qui, en valeur absolue, accueillent le plus d'étudiants, les villes moyennes s'inscrivent désormais en force dans le paysage estudiantin qu'elles entendent bien faire évoluer. Selon certaines études, elles ont vu leur population étudiante augmenter de 13% entre 2013 et 2020, contre 7% pour les grandes villes. D'autres chiffrent à 100.000 le nombre d'étudiants gagnés par ces communes en 20 ans. Il faut dire que le développement de l'enseignement supérieur sur un territoire répond à divers enjeux, entre lutte contre l'exode des jeunes, dynamisation des centres-villes et soutien à l'économie locale. Son rôle prépondérant est par ailleurs souligné par la Cour des comptes dans son rapport « Université et territoires » d'avril 2023.
Gaëlle Cloarec