Dans le Sud, les associations d’aide à l’insertion par l’emploi fragilisées
Gaëlle Cloarec
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Les missions locales sont-elles en danger ? A court terme non, mais la baisse des subventions de 5,8% allouées par l'Etat, décidée par la loi de finance du 3 février 2025, met en péril ce réseau d'accompagnement des jeunes vers l'emploi et l'autonomie. C'est tout l'objet de l'alerte lancée fin février par l'Association régionale des missions locales du Sud qui regroupe 28 structures réparties sur le territoire de Provence-Alpes-Côte d'Azur. « Si l'on ajoute à cette baisse la diminution des aides des autres financeurs que sont la Région et les collectivités locales, nous arrivons à un budget amputé de 10%, avec un impact sur nos missions qui s'avère extrêmement préoccupant », relève Claude Fournet, son président.
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En 2024, les missions locales du Sud ont bénéficié d'un budget de 70 millions d'euros. Elles ont reçu 160.000 jeunes âgés de 16 à 25 ans dont 100.000 ont été accompagnés par les 1.200 collaborateurs qui animent le réseau régional dans un contexte difficile, entre un marché du travail qui se dégrade et une remontée du chômage des jeunes. Une mission d'autant plus complexe que la Loi pour le plein emploi, adoptée en décembre 2023, impose à ces structures un suivi de ce public plus individualisé, ce qui suppose un investissement plus important des conseillers. « Or, si les coupes restent en l'état, nous n'aurons d'autres choix que de réduire d'autant la masse salariale (qui - charges fixes comprises - représente 80% du budget des missions locales, NDLR), à savoir 120 emplois a minima ».
Gaëlle Cloarec