« Le budget Bayrou est anti-entreprises », alerte l'UPE06
Laurence Bottero
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Pierre Ippolito est favorable à une manifestation des patrons dans la rue.
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Pierre Ippolito est favorable à une manifestation des patrons dans la rue.
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LA TRIBUNE - Estimez-vous, comme Bernard Arnault, que les orientations budgétaires proposées par François Bayrou ne favorisent pas le Made in France ?
PIERRE IPPOLITO - Le budget du gouvernement Bayrou est un budget anti-entreprises. Nous n'avons pas de gouvernement, nous avons une administration. L'avantage de la prise de position de Bernard Arnault est que désormais la parole des patrons existe médiatiquement. Le contexte économique s'est tendu, les indicateurs le montrent et les entreprises le ressentent. Je suis tout à fait favorable à ce que, comme en Allemagne, nous puissions, nous, patrons, descendre dans la rue. Cela a déjà été évoqué plusieurs fois en 2024, sans que nous y donnions suite pour diverses raisons. Cependant, c'est une option qui reste sur la table et qui sera étudiée chaque fois que nécessaire et autant que nécessaire. La vision nationale n'est pas claire. Les entreprises qui le peuvent partiront. Je suis davantage inquiet pour les PME TPE qui ne le peuvent pas. 2025 sera l'année du chômage.
Le ressenti d'un contexte économique qui se tend a-t-il des conséquences sur les investissements prévus par les entreprises ?
Nous n'avons pas encore de données précises en ce sens, mais moi-même, pour la première fois en dix ans, et alors que j'ai toujours considéré que l'économie fonctionnait sur des cycles longs, j'ai décidé de limiter les investissements. Notre Groupe (Pierre Ippolito est le directeur général de l'ETI Groupe Ippolito, spécialiste de la logistique durable, NDLR) va y consentir et cela est uniquement lié au contexte économique. Il est difficile de se projeter à cinq ans.
Vous estimez que la politique protectionniste de Donald Trump, même si ce n'est pas son objectif premier, favorise les circuits courts... et le climat.
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En encourageant la relocalisation industrielle sur le sol américain, Donald Trump favorise le recours aux matières premières, aux fournisseurs..., en proximité, ce qui, en effet, limite le recours aux transports de longue distance et ce qui est donc bon pour le climat. Ce n'est bien évidemment pas son objectif principal, mais c'est pourtant ce que cela provoque. D'autre part, la meilleure façon de contourner le protectionnisme américain est d'installer des usines aux États-Unis.
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