Exclusif - Paris-Briançon : de train de nuit à SERM

Laurence Bottero
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La ligne Paris-Briançon s'ouvre au cabotage dès le mois de mai
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La ligne Paris-Briançon s'ouvre au cabotage dès le mois de mai
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La rencontre de certains élus des Hautes-Alpes avec le ministre des Transports, le 11 mars dernier a clairement signé un tournant dans le destin de la ligne Paris-Briançon. Désignée la pire ligne de France, notamment pour ses nombreux retards, cette liaison ferroviaire a pourtant connu une augmentation de sa fréquentation de 6% en 2024, accueillant 155 000 voyageurs.
Une preuve chiffrée de son utilité que la perspective des Jeux Olympiques d'hiver 2030 renforce. Comme tous les trains d'équilibre du territoire, Paris-Briançon va bénéficier du renouvellement de son matériel roulant, sauf qu'au vu des enjeux, Philippe Tabarot en a fait une priorité, confirmée lors de la rencontre en mars dernier. La procédure d'appel d'offres lancée en février prévoit 27 locomotives bi-mode et 180 nouvelle voitures-couchettes, pour un montant total de 2,33 milliards d'euros. Une vraie soupape à la fois financière et pour l'attractivité qui soulage le maire de Briançon. « Cette ligne est stratégique ne serait-ce que parce que très peu de stations de montagne, une dizaine, sont desservies directement. Elle est aussi le symbole de ce que l'Etat n'a pas fait depuis 20 ans et s'inscrit dans l'histoire d'un pays qui a basculé sur le tout TGV », pointe Arnaud Murgia.
Paris-Briançon sert en effet de porte d'entrée « essentielle » selon Jean-Pierre Serrus, vice-président régional en charge de la mobilité et des transports, sur le territoire de Provence Alpes Côte d'Azur. En rapprochant directement la Capitale avec le Sud, il est un vecteur d'attractivité économique notamment, un autre point que souligne le premier magistrat de Briançon faisant remarquer l'engouement depuis 5 ans que connaît sa commune, « du néo-retraité qui quitte le littoral au cadre supérieur ». Un mouvement qui fait du bien à celle qui dû faire avec le départ du Centre d'Aguerrissement en montagne, vrai pilier économique, en 2008 et qui a créé, pour continuer à attirer les entreprises, le pôle Altipolis, qui sert à la fois d'incubateur et d'accélérateur de jeunes entreprises innovantes.
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