Les pays africains remettent au goût du jour l’annulation de leur dette
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Il est désormais question d'« une intervention urgente » pour briser le cercle vicieux de la dette africaine, selon Patrick Ndzana Olomo - directeur du développement économique, de l'intégration et du commerce de la Commission de l'Union africaine (UA) - en marge de la première conférence de l'UA africaine sur la dette publique qui s'est tenue la semaine dernière à Lomé. « La dette publique africaine s'est fortement accrue au cours de ces dernières décennies. [...] Environ deux tiers des ressources sont consacrés au paiement des intérêts de la dette. De ce point de vue, on ne peut plus financer de manière aisée les projets structurants dans l'éducation, la santé et dans les autres domaines tels que les infrastructures qui sont un facteur important pour accélérer la croissance et permettre à l'Afrique de se développer », a expliqué le dirigeant.
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Si elle était en effet de 112 milliards de dollars en 1980, trente ans plus tard - en 2010 - la dette publique du continent est passée à 436 milliards de dollars, pour exploser à environ 1130 milliards de dollars en 2024. Ainsi en quatorze ans, la dette publique africaine a augmenté de d'environ 160%. Les ambitions de développement se sont souvent heurtées aux réalités internationales, souvent faites de crises -tant sur le plan financier, que conjoncturel, sanitaire ou même sécuritaire et commercial. Alors que les besoins de financement du développement sont colossaux, tous ces défis - qui nécessitent souvent des réponses urgentes et occasionnent une raréfaction des financements à l'international - accentuent les challenges du continent. Cette année uniquement, les pays doivent mobiliser près de 100 milliards de dollars pour le service de la dette.