UNOC – A Monaco, les financiers face au « mur d’investissements » de l’économie bleue

Laurence Bottero
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Philanthropes, ONG, banques de développement comme entreprises privées ont certes rappelé le « mur d'investissement » qui se dresse face à eux, cependant le Blue Economy and Finance Forum qui s'est tenu à Monaco en marge de la Conférence des Nations-Unies pour l'océan a surtout été l'occasion de prendre des engagements. Un « side event » comme on dit dans le jargon événementiel mais qui était central, tant le besoin en financement est gigantesque.
Car les segments à financer sont nombreux, depuis l'électrification à quai des bateaux en passant par la restauration des écosystèmes marins et par la très regardée décarbonation du transport maritime. Sur ce point, la recherche sur les carburants moins polluants, celle sur la meilleure aérodynamique, sur les matériaux respectueux de l'océan... sont consommatrices de moyens financiers. D'autant que parfois, aucune technologie ni solution, à l'instar de ce qu'il se passe pour le carburant, ne se détache, obligeant à une R&D continue, fortement consommatrice de monnaie sonnante et trébuchante.
A Monaco, 25 milliards d'euros ont été identifiés comme étant déjà orientés vers des projets de transition océanique. Mais ce n'est pas suffisant et de nouveaux engagements ont été pris, d'une part par les investisseurs privés et les philanthropes à hauteur de 4,7 milliards d'euros, d'autre part par les institutions publiques pour 4 autres milliards.
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Si les philanthropes ont souvent été les premiers à apporter leur contribution aux projets relevant de l'économie bleue, l'attention forte est portée désormais sur la sphère privée, c'est-à-dire sur les entreprises et sur le rôle qu'elles peuvent jouer en soutenant financièrement les solutions innovantes. A Monaco, le « Business is Ocean » a ainsi été signé par 80 entreprises, de différentes nationalités. Ce texte notifie notamment l'engagement à intégrer les risques et les opportunités liées à l'océan dans les stratégies, soit une façon d'inviter à revoir les business modèles. Annoncée aussi, la création d'une alliance commune réunissant les philanthropes et les investisseurs, le but étant le soutien au déploiement de solutions dans les pays du Sud.
Laurence Bottero