BTP : vraie sortie de crise ou illusion ?
Colombe Laferté
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L'année 2024 a laissé un lourd héritage au monde du BTP : une récession de 6,6% en volume, accentuée notamment par l'activité du logement neuf qui décline de 21,9%. En Provence-Alpes-Côte-d'Azur, des mises en chantier en recul de 22,6% et des mises en vente suivant le même mouvement, à -50,4%. Une année qui a freiné « le rêve de tout Français : acheter sa résidence principale », regrette François-Xavier Guis, président de la FNAIM Aix-Marseille Provence. Depuis, la moindre amélioration est guettée et chaque facteur décrypté. De quoi constater une réelle reprise pérenne ? Rien n'est moins sûr pour la chambre régionale de la Fédération Nationale de l'Immobilier qui souligne toutefois de légers signes de redressement dans les ventes - 850 000 transactions sont prévues pour 2025, soit 7% de plus qu'en 2024. Pour autant, « cela concerne essentiellement les ventes principales, c'est-à-dire des biens dont l'acheteur est l'utilisateur », constate François-Xavier Guis, qui regrette la perte « du marché de l'investisseur », celui qui « investissait dans la pierre en rachetant un immeuble pour le rénover et le louer ». D'autant plus qu'il manque toujours cruellement de construction de logements neufs.
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Cette hausse, faible quoique déjà présente, est due à différents facteurs, et en particulier à la baisse des taux d'intérêt immobiliers, passant de 4,2 % fin 2023 à environ 3 % en 2025. Un meilleur accès au crédit qui se ressent sur le marché : « un point de moins sur le taux d'intérêt entraîne la possibilité d'envisager une pièce en plus dans un logement », vulgarise François-Xavier Guis. Autre facteur, la stabilisation des prix dans une fourchette comprise entre - 0,5 % et -0,8 %, « au vu de la raréfaction des biens, il ne pourra pas y avoir de réelle baisse de prix, mais plutôt une stabilisation » prévient le président de la FNAIM Aix Marseille Provence. L'inflation, quant à elle, se stabilisait autour des 0,8 % en avril, un « retour à la normale ».
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