Avec la crise, de plus en plus de femmes veulent devenir chef d'entreprise (baromètre Veuve Clicquot)
Laurence Bottero
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La crise a eu un effet accélérateur sur de nombreux sujets : la transition numérique, la transition écologique, l'intérêt pour une souveraineté industrielle... Et donc sur le désir d'entreprendre des femmes, relève le baromètre mené dans 17 pays et publié par Veuve Clicquot, la maison de Champagne, appartenant au groupe LVMH. 38% des femmes françaises partagent ainsi leur souhait de porter la casquette de chef d'entreprise -en hausse de 10 points par rapport au précédent baromètre -, alors qu'un tiers d'entre elles reconnaît que c'est bel et bien la crise qui a véritablement renforcé ce désir. 53% se sentent même plus confiantes désormais que ce qu'elles l'étaient avant.
Cet effet inattendu de la crise est d'autant plus intéressant que les raisons qui poussent les femmes vers l'entrepreneuriat ne sont plus si différentes de celles des hommes : gagner de l'argent, obtenir une reconnaissance sociale, donner du sens à sa vie professionnelle sont les trois principales motivations évoquées.
30% des femmes reconnaissent en effet que le gain financier est une raison forte, alors que pour 27% d'entre elles, c'est davantage la dimension sociale qui prédomine.
Un bouleversement de perspective à l'égard de l'entrepreneuriat qui pourrait laisser croire que tous les fameux plafonds de verre sont dépassés. Pas forcément, car le sentiment d'une difficulté plus accrue quand on est une femme en désir de création d'entreprise persiste bel et bien. Et avec lui le besoin de mentoring, d'accompagnement, pour gagner de la confiance en soi mais aussi pour débloquer un autre verrou, celui du financement, jugé moins favorable quand on est une femme entrepreneuse. 69% des femmes françaises en sont convaincues, les conséquences de la crise amenuisent les fonds qui leur sont accordés.
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Une tendance française qui, globalement, n'est pas différente de celle observée dans d'autres pays puisque dans 11 des 17 pays considérés, l'effet de la crise comme « booster » entrepreneurial est souligné.
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