Swaziland : une taxe de 12,5% sur les jeux d’argent
Khadim Mbaye
Khadim Mbaye
Le Swaziland a décidé d'imposer une taxe de 12,5 sur les paris et jeux d'argent. Très dépendant de l'Union douanière d'Afrique australe (SACU) et de son voisin immédiat, l'Afrique du Sud, qui influe fortement sur sa politique monétaire, absorbant 70 % de ses exportations et fournissant 89 % de ses importations, le Swaziland veut désormais diversifier la base de ses revenus dans le but de compenser un tant soit peu la baisse des recettes extérieures.
Cette redevance sera calculée sur la base du revenu brut des exploitants de loterie et des promoteurs de toute activité de jeux de hasard, a soutenu le ministre qui estime que cette nouvelle mesure va réduire considérablement la dépendance aux recettes extérieures. Outre ce prélèvement sur les paris et les jeux d'argent, d'autres taxes sur d'autres produits sont également prévues.
En effet des mesures de recouvrement de revenus sont envisagées par l'Etat swazi. Parmi elles, une hausse des droits de licence d'alcool, des taxes sur les véhicules à moteur et des droits pour l'obtention du permis de conduire.
Classée dans la tranche des pays à revenus intermédiaires, la monarchie a toujours parié sur l 'agriculture largement dominée par les cultures de cannes à sucre et le maïs. Ses deux cultures représentent 7,5% du PIB et font vivre 70% de la population du pays. Seulement, elles ne sont pas épargnées par les dures conditions climatiques.
L'année dernière, alors que le pays faisait face à la pire sécheresse de son histoire depuis 30 ans, plus de 25% de la population étaient confrontées à une pénurie alimentaire sévère. La récolte de la denrée la plus consommée, le maïs a chuté de plus de 64%. Outres les aléas climatiques, le secteur souffre d'un autre mal. La production sucrière, l'un des principaux moteurs de l'économie nationale fait face à une rude concurrence et une demande peu dynamique en Afrique du sud et en Europe, principal marché de ses clients.
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Avec un taux de croissance prévisionnelle de 1,6 % à l'horizon 2018, le pays doit aussi développer ses potentialités touristiques indéniables pour relever le défi de la compensation de la forte baisse des recettes issues de la SACU.
Khadim Mbaye