Carburants : à quoi va ressembler l'aide « gros rouleurs, gros bosseurs » ?

Fanny Guinochet
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Le gouvernement travaille sur une aide pour les travailleurs obligés de prendre leur voiture.
PASCAL ROSSIGNOL

Fanny Guinochet
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Le gouvernement travaille sur une aide pour les travailleurs obligés de prendre leur voiture.
PASCAL ROSSIGNOL
Les automobilistes qui travaillent ne seront pas totalement abandonnés face à la flambée des prix des carburants. C'est le message du gouvernement alors que la ristourne à la pompe se réduit à partir d'aujourd'hui, mercredi 16 novembre, avant de disparaître totalement fin décembre. A la place, le gouvernement prépare un soutien « gros rouleurs / gros bosseurs », comme aime à l'appeler Gabriel Attal, le ministre des comptes publics.
Mais cette fois, l'exécutif veut cibler sa mesure. « Pas question de continuer à prendre en charge une partie de la facture du cadre sup qui fait le plein pour passer le week-end à Deauville avec son SUV.» L'exemple est caricatural mais régulièrement avancé par Bercy. L'idée de ce nouveau soutien pour les automobilistes est bien de le réserver à ceux qui ne peuvent pas se passer de leur véhicule pour leur activité. Il s'agit de l'artisan, qui œuvre chez le client ; de l'infirmière libérale qui se déplace à domicile en milieu rural ; de l'ouvrier qui habite loin de son usine et doit faire chaque jour des dizaines de kilomètres pour se rendre sur site. Une chose est sûre : la valeur travail reste le marqueur fort pour le gouvernement macroniste, et ce coup de pouce sera ciblé sur les actifs.
Pour en bénéficier, il faudra donc répondre à deux critères : avoir une voiture ou pouvoir justifier de l'utilisation régulière d'un véhicule (en présentant, notamment la carte grise), et ne pas gagner trop de revenus. Bercy évoque la classe moyenne et basse, sans préciser le plafond de revenus (forcément issu d'une activité, qu'elle soit salariée ou libérale) à partir duquel un ménage n'y aura plus droit. Cet été, l'exécutif avançait le chiffre de 11 millions de foyers, mais ce sera probablement deux fois moins.
À lire également
Enfin, l'automobiliste-travailleur devra en faire la demande sur le site des Finances publiques. Bercy travaille à un portail dédié. Ce geste prendra sûrement la forme d'un chèque versé, sur le modèle du chèque inflation, ou fioul, par exemple.
Fanny Guinochet
Après chaque consultation médicale, le gouvernement veut afficher la facture de la Sécu par SMS
Transparence salariale : la France accélère la transposition sous pression européenne
Budget : le gouvernement pris dans un scénario noir
Moins nombreux et plus diplômés : le profil des nouveaux immigrés en France