Cindy Spaziani, dans les starting-blocks de la sportech
Laurence Bottero
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Cindy Spaziani
DR
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Cindy Spaziani
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Sa première vocation était la criminologie. Une vocation de courte durée qui la mène vers l'université de psychologie suivie d'une école d'ingénieurs. Un double diplôme qui lui ouvre les portes de Schneider Electric avant de rejoindre Airbus Helicopters, à Marignane. Au sein de l'un des plus beaux fleurons français de l'aéronautique, Cindy Spaziani travaille sur la conception de systèmes électroniques, sur le HN90 aussi, cet hélicoptère militaire, « le seul qui dispose de commandes de vol électriques ». Une bonne école, faite de « beaucoup de logique, de minutie », qui, dit-elle, correspond à sa personnalité. Le patron de l'époque, aujourd'hui à la tête d'Airbus Group, s'appelle Guillaume Faury. « J'étais fascinée par sa capacité à prendre des décisions fortes », comme d'éviter ce vaste plan de vastes licenciements alors que l'aéronautique souffre atrocement.
Au bout de dix ans dans les grands groupes, voilà l'aventure de la start-up qui frappe à la porte de Cindy Spaziani. Si la taille de l'entreprise est plus modeste, le secteur n'est pas si éloigné de ses bases puisque Nexvision, qui fabrique des solutions de vision embarqués, cherche la perle rare qui saura comprendre les enjeux techniques et les contraintes de l'aéronautique. Un changement dans la continuité mais un changement de culture. « Je venais d'un monde ultra-structuré alors que là, nous risquions notre survie tous les jours », raconte-t-elle. « Mais, en définitive, la vie d'une start-up c'est la vraie vie de toutes les petites entreprises ».
L'aventure pépite innovante ne dure pas. Mais de ses connaissances acquises au sein des petites et grandes entreprises, Cyndi Spaziani compte bien en faire quelque chose au service des autres. Ce sera le recrutement en Ressources Humaines, sa toute première société, créée avec une associée. Ses clients s'appellent alors Huawei ou Thales. Et My Coach aussi. Le fondateur de l'une des start-up les plus prometteuses de la sportech française, Cédric Messina, propose quasi immédiatement à Cindy Spaziani... un emploi. Qu'elle refuse. Mais MyCoach connaît une phase de croissance, qu'il faut structurer. Le challenge vainc ses réticences. « Avec Cédric, nous sommes très complémentaires. Cela fait sept ans que nous co-construisons ». Lui fonctionne à l'instinct. Elle demeure toujours dans la mesure. Leur point commun : n'avoir peur de rien. Et surtout pas de venir chatouiller un secteur où tout est à faire. Née en 2011, MyCoach déploie des solutions numériques de mesures de la performance les amateurs de sport. En 2017, My Coach donne vie à My Coach Pro qui développe sa propre plateforme numérique et adresse alors plusieurs disciplines, du football au judo en passant par le rugby ou l'escrime. « Lorsque My Coach Pro est né les clubs commençaient à engranger de la donnée mais ils ne possédaient pas la capacité à le gérer en interne ».
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