Ingénierie aéronautique, quelles perspectives à Toulouse ?
Sophie Arutunian et Gael Cerez
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Aéronautique
Rémi Benoit
Sophie Arutunian et Gael Cerez
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Aéronautique
Rémi Benoit
Depuis plusieurs années, les professionnels du secteur, Airbus en tête mais aussi des équipementiers et motoristes, appellent à la diversification du portefeuille clients des sociétés d'ingénierie pour s'adapter aux évolutions du marché et au contexte. Plusieurs pistes ont été déjà expérimentées.
L'avionneur Airbus (20 000 salariés à Toulouse, plus de 40 milliards d'euros de chiffre d'affaires) a pris les devants depuis plus de 3 ans en informant ses partenaires de la nécessité de mieux répondre aux besoins actuels du marché : une augmentation soutenue et maîtrisée des cadences de production et, parallèlement, une adaptation et une amélioration de ses produits existants par de l'innovation incrémentale, comme c'est le cas pour les produits dérivés NEO sur les programmes A320 et A330.
Alors que l'impact de cette stratégie sur les sociétés d'ingénierie est difficile à évaluer faute de témoignages, deux études avancent une moyenne de - 30 % des besoins en ingénierie d'ici à 2020 dans le Grand Sud-Ouest. Actuellement, la branche compte 28 000 salariés, dont 17 000 en Midi-Pyrénées.
Une de ces deux études a été réalisée par l'Observatoire paritaire de l'informatique, de l'ingénierie, des études et du conseil (Opiiec). En mai 2014, cette instance paritaire dont est membre le Syntec (syndicat professionnel des sociétés d'ingénierie, de services informatiques, des études et du conseil) estimait que :
À lire également
On note que l'Opiiec établit une différence entre l'ingénierie de conception (nécessaire lors de la phase de développement de nouveaux avions), l'ingénierie d'industrialisation et de production (dédiée à l'amélioration et optimisation de l'outil de production) et l'ingénierie de maintenance (relative à l'entretien des avions et au suivi en exploitation).
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Sophie Arutunian et Gael Cerez