Toulouse et la France en retard sur le marché des applications spatiales

Gael Cérez
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Gael Cérez
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune
Dans ses locaux de la pépinière d'entreprises de Toulouse Métropole, Xavier Leblan pourrait parler de la géolocalisation par satellite pendant des heures. "Je suis un passionné", sourit le directeur du laboratoire Guide, un centre unique en France d'homologation des applications de géolocalisation par satellite. Et un évangélisateur. La France a selon lui pris du retard dans le déploiement d'applications. Alors Xavier Leblan multiplie les occasions pour convaincre les industriels de ne pas rater l'opportunité liée au déploiement du EGNSS, le système européen de navigation par satellite (composé notamment des constellations de satellites Galileo et Egnos).
Xavier Leblan n'est pas le seul à diagnostiquer un retard à l'allumage. Dans un rapport d'avril 2015, l'Agence spatiale européenne rappelle que les systèmes de navigation Galileo et Egnos ont été développés pour ne plus dépendre du GPS américain et capter une part significative du marché de la navigation satellitaire. Or, constate l'Esa, "à ce jour, le GPS reste pourtant la seule technologie utilisable". Cette technologie reçoit chaque année 3 milliards de dollars d'investissements (2,7 milliards d'euros) et impacte l'économie américaine à hauteur de 32 milliards de dollars (28,6 milliards d'euros).
Gael Cérez
Carole Delga sonne l'alerte pour sauver les petites lignes de train en Occitanie
Bras de fer de l'A69 : « Le Sénat est totalement dans son rôle », juge le rapporteur
« Trains de la colère » : les usagers de Paris-Orléans-Limoges-Toulouse dénoncent une ligne à l'abandon
En attendant la LGV Bordeaux-Toulouse, la Ville rose en surchauffe ferroviaire