L'agence de notation américaine Standard & Poor's, filiale de McGraw-Hill, vient de publier une note où elle annonce son attention de «réévaluer la cote en devises du Mozambique après la mise en œuvre des restructurations en cours, bien que le calendrier des réformes reste incertain». S&P a par ailleurs attribué au metical (monnaie nationale) une note SD à long terme et des cotes équivalentes à court terme, soit une notation souveraine de B-/B.
Comme l'expliquent les analystes de S&P, ce scénario persistant reviendrait à l'absence de probabilité que les autorités mozambicaines insèrent la question de la dette dans leurs négociations avec le FMI. L'agence de notation a également montré sa confiance dans les efforts fournis par le gouvernement pour honorer sa dette.
Toutefois, les experts de S&P n'ont pas hésité à pointer du doigt le second défaut de paiement sur un Eurobond de 727 millions de dollars, émis en billets à taux fixe en avril 2016 et qui arrive à échéance en 2023. Un défaut de paiement survenu en juillet dernier, après que le Mozambique se soit trouvé dans une situation similaire en janvier dernier. Le cabinet de notation a également fait part de son inquiétude par rapport à la situation des dettes cachées des entreprises publiques Proindicus et Mozambique Asset Management qui avaient suscité les foudres du FMI.
Bien que garanties par les gouvernements, ses cautions peuvent toujours être contestées par Eurobond. Un «détail technique» qui menace la bonne conduite des négociations sur les restructurations. D'ailleurs, le cabinet Kroll, chargé d'auditer les comptes publics mozambicains, a mis en évidence «un manque de transparence et d'efficacité dans l'élaboration des politiques économiques». Un volet que le cabinet d'audit appelle à améliorer comme préalable à toute reprise des aides internationales.
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D'un autre côté, la reprise des cours mondiaux d'aluminium, de charbon et le démarrage de plusieurs projets de GNL devraient soulager les caisses de l'Etat, à l'exemple des 350 millions de dollars que le gouvernement recevra sous forme d'impôt suite à une opération d'acquisition dans le secteur des hydrocarbures. Il n'empêche S&P prévoit un déficit budgétaire moyen de 6,3% du PIB entre 2017 et 2020, alors que la dette publique devrait passer de 122% du PIB en 2017 à 107% en 2020.
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