Tunisie : l’effritement des réserves de change inquiète [économiste]
Youcef Maallemi
Youcef Maallemi
Le niveau des avoirs nets en devises de la Tunisie a atteint, le 14 août 2017, plus de 11,5 milliards de dinars ou 90 jours d'importation, contre 120 jours d'importations à la même date en 2016. Fatma Marrakchi Charif, professeure universitaire en économie analyse la situation.
Cette chute, selon elle pourrait avoir de lourdes conséquences sur la notation de la Tunisie, sur ses chances d'emprunter sur les marchés internationaux, mais également sur sa capacité à payer les importations et à défendre la monnaie nationale.
En effet, la Tunisie a besoin de devises pour importer des biens pour la consommation finale (médicaments, voitures, etc.) ainsi que pour la consommation intermédiaire, c'est-à-dire des biens qui serviront d'input pour fabriquer des biens finaux locaux. Le pays a aussi besoin de devises pour payer le service de la dette (intérêts et principal sur l'année).
Par ailleurs, la Banque centrale peut utiliser une partie de ces devises pour défendre la parité du dinar et freiner la dépréciation de ce dernier. En outre, les devises peuvent aussi être utilisées pour affronter. La Tunisie a besoin de devises pour importer des biens pour la consommation finale (médicaments, voitures, etc.) ainsi que pour la consommation intermédiaire, c'est-à-dire des biens qui serviront d'input pour fabriquer des biens finaux locaux.
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