Agriculture : au Zimbabwe la légionnaire d'automne menace de nouveau les récoltes
Khadim Mbaye
Khadim Mbaye
Grande inquiétude chez les agriculteurs zimbabwéens. Alors que le pays tente de se remettre d'une sécheresse dévastatrice qui avait laissé plus de 4 millions de personnes dépendantes de l'aide alimentaire, les agriculteurs craignent le retour d'une vague de nouveaux ravageurs. En effet, il y a de grands risques que la crainte des paysans se réalise. La chenille légionnaire d'automne qui a détruit 20 % de la récolte de maïs du pays la saison dernière, selon les chiffres du gouvernement, a été de nouveau aperçue dans de nombreux domaines agricoles.
« Nous ne savons pas ce qui se passe », a déclaré à Reuters Lovemore Muradzikwa, un petit producteur de maïs de la région de Mafuke, dans l'est du Zimbabwe. L'agriculteur qui déclare avoir déjà vu certains des ravageurs réapparaître se dit très anxieux. Souvent très pauvres et ne disposant que de peu de moyens, les agriculteurs zimbabwéens n'ont que leurs yeux pour pleurer. Ils n'ont ni pesticides ni connaissances pour lutter contre la légionnaire d'automne, la mineuse de la tomate, la cochenille du coton et d'autres ravageurs nouveaux qui arrivent à mesure que le changement climatique crée des conditions plus chaudes et plus propices, rapporte l'agence britannique.
Selon les agricultures toujours, les vers détruisent les récoltes et mangent même des plantes sauvages. Si pour l'heure certains d'entre eux font des recherches sur les parasites pour tenter de sauver leurs récoltes, pour d'autres fermiers l'espoir a déjà laissé place à l'anxiété.
Alors que les fermiers s'inquiètent des dégâts que peuvent occasionner les ravageurs venus d'Amérique, les autorités zimbabwéennes se montrent pourtant rassurantes annonçant que le pays était prêt à une éventuelle épidémie cette saison.
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Mais selon un rapport d'évaluation des moyens d'existence ruraux de 2017, certains agriculteurs « ont eu recours à la cueillette manuelle et à l'écrasement des vers pour tenter de sauver les contrôle », ou ont utilisé des pesticides. Mais 60% des exploitations touchées par les ravageurs risquent d'être détruites par les parasites.
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