Tel est le constat tiré par Josselin Dubet, qui tient un stand de foie gras au marché Victor Hugo de Toulouse. Et les annonces faites par Jean Castex jeudi 12 novembre ne devraient pas inciter à l'optimisme chez le commerçant. Le Premier ministre a confirmé que le confinement instauré afin d'endiguer la propagation de la Covid-19 dans l'Hexagone sera bel est bien imposé jusqu'au 1er décembre, minimum. De plus, si l'ancien maire de Prades (Pyrénées-Orientales) souhaite "permettre un nouvel allégement" pour les fêtes de fin d'année, Noël ne pourra "pas se tenir de la même manière que d'habitude". "Il ne serait pas raisonnable d'espérer pouvoir organiser de grandes fêtes à plusieurs dizaines de personnes, notamment pour le réveillon du 31 décembre", précise-t-il. Des déclarations qui menacent un peu plus l'activité de la filière du foie gras, très présente en Haute-Garonne et plus globalement dans le Sud-Ouest.
"Nous sommes inquiets par rapport au circuit long comme la grande distribution. Celui-ci a tendance à afficher plus de frilosité sur tout ce qui est produits festifs notamment au vu du contexte actuel avec le confinement, explique le président des jeunes agriculteurs du Gers Benjamin Constant. Ensuite, nous avons tout ce qui est circuit court comme les bouchers, artisans et producteurs à la ferme. De ce côté, cela fonctionne pour le moment. Les clients sont désormais au rendez-vous même si les marchés ont un peu tâtonné au démarrage.Au niveau de notre filière, il faut que la période festive de fin d'année se passe très bien. Nous vendons normalement entre 70 et 80% des volumes pour les fêtes de Noël. C'est un produit que les Français achètent en moyenne une seule fois dans l'année, cette période est donc très importante. D'autant plus qu'à Pâques, nous n'avons rien fait, ce qui est déjà une catastrophe. Après, le 25 décembre tombe un vendredi cette année, ce qui est normalement bon pour le commerce".