COP21 : l'économiste toulousaine Geneviève Azam ne croit pas à un accord sur le climat

Florine Galéron
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Chercheuse en économie à l'université Toulouse 2, vous êtes en parallèle membre du conseil scientifique d'Attac. Depuis 2008, vous participez aux négociations et aux conférences sur le climat en tant que conciliatrice. Quel sera votre rôle dans la COP21 qui se tient à Paris en décembre prochain ?
Je vais suivre de l'intérieur les négociations. En amont de la conférence de Paris, je vais aller à Bonn début juin où sont prévues des négociations intermédiaires pendant deux semaines, puis à Genève au mois de septembre pour avancer sur le texte qui sera présenté en décembre. Lors de la COP21, je serai aussi à l'extérieur, puisque Attac participe à la coalition COP21, qui regroupe 120 associations et syndicats. Cette coalition va tenter de faire pression sur les pays participants à la conférence.
Les pays du monde entier se sont fixés pour objectif de trouver un accord contraignant afin de limiter à 2°C le réchauffement planétaire par rapport à l'ère préindustrielle. En 2009, la conférence de Copenhague s'était soldée par un échec avec un accord non contraignant et non signé par tous les pays. Comment appréhendez-vous cette nouvelle conférence ?
En 2009 à Copenhague, l'objectif était de renouveler le protocole de Kyoto (signé en 1997, ce protocole visait à réduire, entre 2008 et 2012, d'au moins 5 % par rapport au niveau de 1990 les émissions de gaz à effet de serre, NDLR). Cela avait été l'échec.
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Aujourd'hui, je ne trahis rien en disant que peu d'ONG estiment qu'il peut y avoir un accord en décembre à la conférence de Paris. Ce qui est en train de se profiler est très grave. Vraisemblablement, nous n'aurons pas un texte à la hauteur des enjeux. D'ailleurs, le gouvernement français fait davantage profil bas depuis quelques semaines. Il est possible qu'il y ait une déclaration à l'issue de la conférence qui stipule un accord contraignant mais s'il n'y a pas de textes d'application qui en font un accord international ratifié, cela n'a aucune valeur.
Florine Galéron
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