L'Ariège, laboratoire de l'économie sociale et solidaire

Florine Galéron
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Florine Galéron
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune
C'est le leader du BTP en Ariège et la première Scop du département. Couserans Construction est l'une des figures de l'économie sociale et solidaire ariégeoise. En 1995, après la faillite de la société Thomas et Danizan, implantée à Saint-Girons, une partie des salariés reprend l'entreprise sous forme de coopérative. Malgré la profonde crise qui touche le secteur du BTP, Couserans Construction a maintenu ses 65 salariés et a enregistré un chiffre d'affaires de 7 millions d'euros en 2014. Un beau succès dans cette province gasconne au nord-ouest de l'Ariège, où peu de PME arrivent à résister.
À l'image de Couserans Construction, l'économie sociale et solidaire (ESS) est loin d'être une part négligeable de l'activité économique. En novembre dernier, la Chambre régionale de l'économie sociale et solidaire (Cress) a dressé un panorama de cette forme d'économie en Midi-Pyrénées. La Haute-Garonne, avec la métropole toulousaine, est le 7e département de France en ce qui concerne le nombre d'établissements.
Cependant, c'est dans les autres départements de la région que l'ESS pèse le plus dans l'économie locale. L'Ariège se classe ainsi au 6e rang français en termes de poids de l'ESS parmi les établissements employeurs. De leur côté, l'Aveyron et le Tarn sont respectivement 3e et 6e départements en termes de poids de l'ESS dans l'emploi. Sur ce même critère, 6 départements sur 8 en Midi-Pyrénées sont classés parmi les 20 premiers départements de France.
Plus significatif, dans les trois communautés de communes du nord-ouest de l'Ariège, l'ESS pèse pour plus du quart de l'emploi total. Si on ne regarde que l'emploi privé (hors associations), l'économie solidaire représente entre 40 % et 50 % des emplois.
Florine Galéron
Carole Delga sonne l'alerte pour sauver les petites lignes de train en Occitanie
Bras de fer de l'A69 : « Le Sénat est totalement dans son rôle », juge le rapporteur
« Trains de la colère » : les usagers de Paris-Orléans-Limoges-Toulouse dénoncent une ligne à l'abandon
En attendant la LGV Bordeaux-Toulouse, la Ville rose en surchauffe ferroviaire