Amassa, premier groupement de coopération de la filière bois en France

Florine Galéron
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Florine Galéron
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune
C'est un projet inédit en France. 11 acteurs de la filière bois exerçant dans 5 départements de le nouvelle région LRMP (Aude, Ariège, Gers, Haute-Garonne et Tarn) ont décidé de former un groupement de coopération. Baptisé Amassa ("ensemble" en occitan), le projet va lancer dès ce mois de février des achats groupés de fournitures (bois, zinc, isolation).
"Il existe des groupements coopératifs dans le monde agricole mais rien de tel n'est en place dans le secteur du bâtiment", remarquent Stéphane Jean (La Tournée du Coq) et Nicolas Delaunay (L'âge du bois), les deux porteurs du projet.
Ces deux charpentiers ont été suivis par des sociétés coopératives de menuiserie, des maçons, des exploitants forestiers et des scieries. Parmi les premiers membres de ce groupement figure ainsi Couserans construction, la plus importante société coopérative de l'Ariège et leader du BTP dans le département avec 65 salariés et 7 millions d'euros de chiffre d'affaires.
"L'achat groupé peut nous permettre de négocier des prix 2 à 3 % plus bas. On pourrait aussi l'appliquer aux assurances en obtenant des rabais beaucoup plus importants", explique Nicolas Delaunay. Au-delà des tarifs avantageux, pour Stéphane Jean, mutualiser ces démarches permet de gagner du temps : "Passer moins de temps à négocier des contrats permet de libérer du temps pour se consacrer à d'autres tâches."
Surtout, le projet s'inscrit dans une démarche plus globale d'économie circulaire.
Amassa envisage aussi de mutualiser la gestion des déchets et, à plus long terme, de mobiliser toutes les compétences du groupement pour créer un bureau d'études commun. "Cela nous permettrait de répondre à de plus gros chantiers auxquels nous ne pouvons pas répondre car nous sommes trop petits. Par exemple, nous pourrions proposer une offre commune pour des projets d'habitat collectif basse énergie. La demande est en pleine expansion pour ce type d'habitat, poursuivent les charpentiers. Pour rester compétitifs, nous avons plus intérêt à coopérer qu'à nous tirer dans les pattes."
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Florine Galéron