Des Toulousains montent une coopérative citoyenne d'énergie renouvelable

Florine Galéron
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Ils sont spécialistes des énergies vertes, retraités ou ingénieurs dans le spatial et veulent financer avec leurs économies l'installation de panneaux photovoltaïques en pleine ville sur les toits d'écoles, de gymnases ou sur les immeubles de particuliers. L'idée de ce projet baptisé Citoy'EnR a germé en décembre 2014 autour d'un collectif d'une dizaine de citoyens qui s'est transformé depuis le mois de mai dernier en association (70 membres à ce jour). Dès 2017, une société sous forme de coopérative devrait voir le jour pour commencer les études de développement sur les installations et collecter le financement citoyen. Le modèle économique est simple : chaque habitant achète des parts du capital de l'installation photovoltaïque (le prix de la part serait entre 50 à 100 euros) et perçoit une partie des bénéfices de la production d'énergie vendue à EDF.
Les coopératives d'énergie renouvelables connaissent actuellement un essor grandissant en France, notamment en Bretagne et dans la région Auvergne-Rhône-Alpes. Même en Occitanie, un projet de coopération entre fermiers et simples habitants a déjà permis d'installer des panneaux photovoltaïques sur les bergeries dans le Larzac.
L'originalité du projet de Citoy'EnR est de développer les énergies renouvelables en pleine zone urbaine. "Actuellement, si vous êtes locataire de votre appartement ou si le toit de celui-ci n'est pas adapté, vous ne pouvez pas produire votre énergie avec un système photovoltaïque. À travers notre projet, chacun pourra produire de l'énergie en plaçant une partie de son épargne dans les projets réalisés collectivement", explique Étienne Griffon, membre de l'association. L'idée est donc de recenser les bâtiments publics ou privés sur l'aire urbaine de Toulouse qui seraient éligibles pour produire des énergies vertes.
Florine Galéron
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