Grippe aviaire : course contre la montre pour la filière gras d'Occitanie

Pierrick Merlet
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Le SISQA, salon incontournable de l'agro-alimentaire à Toulouse, qui s'est déroulé du 8 au 11 décembre 2016, a fait cette année sans ses canards. Pour la 15e édition de ce rendez-vous traditionnel autour des produits du terroir, les organisateurs ont préféré ne pas prendre de risque. Touchés par un épisode sévère de grippe aviaire découvert dans le Tarn le jeudi 1er décembre, les palmipèdes étaient donc les grands absents de la ferme du salon.
En effet, depuis une dizaine de jours, plusieurs foyers du virus influenza aviaire (H5N8) ont été découverts dans les départements du Gers, du Tarn et des Hautes-Pyrénées. "Ce virus est arrivé par les oiseaux migrateurs venant de l'ouest de l'Europe et il est inédit en France par sa virulence", selon Anne Richard, directrice de l'Itavi (Institut Technique de l'Aviculture). Par conséquent, une course contre la montre est actuellement engagée contre la propagation du virus par les services vétérinaires des préfectures et les opérations d'abattages préventifs se multiplient.
Résultat, 1 000 canards ont été abattus dans les Hautes-Pyrénées, 18 000 dans le Gers, et 47 000 dans le Tarn, entre la découverte du premier foyer et le vendredi 9 décembre. Une hécatombe dont se serait bien passée la filière gras à deux semaines des fêtes de fin d'année. Mais, "bien évidemment, des indemnisations financières seront accordées aux producteurs concernés par ces opérations d'abattages", assure Benjamin Constant, président du syndicat Jeunes Agriculteurs dans le Gers.
Pierrick Merlet
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