Un Village numérique pour le futur quartier Enova Labège-Toulouse
Fleur Olagnier
Fleur Olagnier
"E" comme électronique, "Enova" comme l'occitan ennovada qui signifie innovation. Le nouveau quartier Enova Labège-Toulouse porte bien son nom, puisqu'il devrait être centré autour du Village numérique, un site d'excellence dédié aux nouvelles technologies et notamment au domaine des objets connectés.
Le projet commence à prendre forme dans l'esprit des équipes de la communauté d'agglomération du sud-est toulousain. Mardi 12 septembre, le Sicoval a en effet présenté le futur aménagement de ce pôle d'innovation destiné à faire le "trait d'union entre créativité des acteurs économiques, qualité de vie et richesse des échanges humains".
Futur espace public du Village numérique. Crédits : HDZ/Urbanistes Architectes
Ainsi, le pôle structurant Village numérique représentera le cinquième des 50 hectares de plancher disponibles pour le quartier Enova sur le territoire de Labège. Ce pôle numérique doit devenir un véritable écosystème de l'innovation permettant aux startups de se développer et de s'implanter sans quitter le quartier Enova. De plus, de véritables espaces extérieurs partagés et connectés, ainsi qu'un parc arboré viennent compléter ce projet. À ce jour, un premier permis de construire vient d'être accordé pour l'implantation d'une école du réseau Studialis.
Au Village numérique viendront également s'adjoindre 100 000 m2 de logements, 50 000m2 de commerces, services et restauration et 44 000m2 dédiés au le loisir, avec notamment des structures sportives et hôtelières. De plus, une interface entre Enova et le village de Labège doit être créée pour permettre la valorisation du patrimoine local et agricole de la zone.
Aujourd'hui, le quartier Enova représente 16 800 emplois, 1150 entreprises, 7 établissements supérieurs et 3 000 étudiants. Mais très bientôt, le pôle accueillera 6000 étudiants et chercheurs en plus, 10 000 emplois supplémentaires et... trois arrêts de métro.
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Mais pour le président du Sicoval, le projet Mobilités 2020/2030 - qui représente un investissement total de 3,8 milliards d'euros - ne se résume pas au métro. Les dessertes de bus devraient notamment être développées dans le sud-est toulousain : entre Escalquens et Labège, ainsi qu'entre Castanet-Tolosan et Labège (Optimo), et jusqu'à la Maladie à Castanet-Tolosan (prolongement de Linéo 6).
Le Sicoval propose une série d'innovations alternatives à la voiture pour garantir la qualité de vie des futurs habitants d'Enova. Crédits : HDZ/Urbanistes Architectes
La communauté d'agglomération du sud-est toulousain propose au SMTC-Tisséo -qui pilote le projet Mobilités- d'expérimenter une série d'innovations alternatives à la voiture, pour garantir la qualité de vie des futurs habitants d'Enova. Le Sicoval accompagne en effet plusieurs porteurs de projet dans le domaine de la mobilité. Son dispositif "Terre d'expérimentation" leur permet de tester des solutions in situ en amont de la commercialisation.
Cette écomobilité passe notamment par le déploiement de spots de covoiturage et la promotion des offres Coovia (TEX), Rézopouce ou Tisséo. Pour développer l'autopartage auprès des salariés et habitants du Village numérique, le Sicoval soutient les offres Lodines et Cityz. La collectivité planifie également l'évolution de la maison de la mobilité à Labège en maison du vélo, ainsi que le développement de la location de vélos. Enfin, l'organisme prône des moyens de transport innovants comme la location de trottinettes électriques, overboards, gyropodes ou solowheels, ou encore la mise en place d'un point d'ancrage Micromobile.
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