La santé, "un axe de rebond" pour Toulouse face à la crise ?

Florine Galéron
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dominique faure
Rémi Benoit

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La vice-présidente de Toulouse métropole Dominique Faure croit à l'essor d'une filière de la santé (Crédits : Rémi Benoit).
Au cours des deux dernières décennies, l'aéronautique a attiré tous les regards, au risque d'éclipser les autres secteurs économiques où la Ville rose peut tirer son épingle du jeu.
Attirer des groupes de cette envergure peut être un moteur pour la création d'emplois. "Le groupe allemand Evotec a discrètement repris les activités de Sanofi à Toulouse (en 2015, ndlr). Les effectifs étaient alors de 200 emplois et sont aujourd'hui de 670 salariés. Cela veut dire qu'Evotec a créé 470 emplois. Le groupe a par ailleurs de nombreux projets", se félicite Dominique Faure.
En matière de santé, la bioproduction fait partie des relais de croissance considérés parmi les plus prometteurs en France. Il s'agit de la production des produits de santé d'origine biologique et biotechnologique, par opposition aux médicaments d'origine chimique.
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Pour booster la filière, le gouvernement a lancé un grand défi intitulé Biomédicaments doté de 30 millions d'euros sur trois ans dans le cadre du Fonds pour l'innovation et l'industrie. "Pour sélectionner les projets, nous allons nous appuyer sur des intégrateurs industriels. Six ont été labellisés en France dont deux en Ile-de-France et un à Toulouse. On voit bien que la région toulousaine fait partie des territoires les plus porteurs d'avenir pour ce type de dispositif", a commenté Emmanuel Dequier, directeur du Grand défi.

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