« Nous avons eu une semaine étrange », a estimé Emmanuel Macron, au moment d'aborder la question de l'intelligence artificielle, lors de sa venue à Toulouse, lundi 11 décembre, pour fêter les deux ans de France 2030 et dresser les défis à venir.
Lancé dans un discours de près d'une heure et quinze minutes, devant plusieurs centaines de chefs d'entreprises lauréats de ce plan d'investissement de 54 milliards d'euros, dans le style du Grand Débat organisé en réponse à la crise des Gilets Jaunes, le président de la République a tout d'abord tenu à saluer la très importante levée de fonds de 385 millions d'euros du champion français de l'intelligence artificielle générative Mistral AI. Une illustration du « génie français » pour le chef de l'État qui espère avoir face à lui, dans le hangar mis à disposition par Airbus et qui a servi de décorum pour son discours, « les Elon Musk et les Mark Zuckerberg de demain ».
Devant l'officialisation de ce tour de table majeur, Emmanuel Macron n'a pu que reconnaître qu'« une révolution est en cours ». Par conséquent, pour la surmonter et surtout en sortir gagnant, il est nécessaire d'investir et d'allouer une partie des 27 milliards d'euros encore non distribués du plan France 2030 à cette question de l'intelligence artificielle. Il faut investir « encore et plus fort », a-t-il insisté, sans donner de chiffres précis.
« Nous devons réussir à maîtriser la conception et la production de puces et semi-conducteurs dédiés à l'intelligence artificielle, beaucoup plus petits que ce que nous avons aujourd'hui », a défini le président de la République, accompagné de son ministre de l'Économie et de l'Industrie, Bruno Le Maire, à Toulouse.