Internet des objets : Toulouse se dote d'une formation sur les objets connectés

Florine Galéron
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"L'internet des objets représente une opportunité gigantesque. Rien qu'ici à Labège, on embauche 5 à 10 personnes par semaine. L'IoT Valley doit être une vitrine pour donner de la visibilité aux entrepreneurs du secteur à Toulouse", avait lancé Ludovic Le Moan, le PDG de Sigfox, le 24 septembre dernier lors des Innovation Days.
L'entrepreneur, qui déploie un réseau bas débit pour les objets connectés, est également la figure de proue de l'IoT Valley, qu'il préside. L'association fédère dans ses locaux de Labège 35 entreprises de l'Internet des objets et espère attirer d'autres entrepreneurs. À l'image de Sigfox, ces sociétés en très forte croissance recherchent activement de profils spécialisés sur l'Internet des objets. Pour répondre à ce besoin, un consortium d'établissements toulousains et d'entreprises a décidé de répondre à un appel à projets de l'Idex ("initiative d'excellence"), doté de 70 000 euros par l'État, et de lancer à la rentrée 2016 à Toulouse une formation continue qui intègre cette compétence.
Autre particularité : sur les 32 heures de formation d'un module, la partie théorique (16h) sera assurée en ligne via des vidéos. La partie pratique sera dispensée sur les différents sites universitaires porteurs du projet : l'IUT de Paul-Sabatier, l'IUT de Blagnac, l'Université Jean Jaurès et l'Insa. L'IUT de Blagnac mettra ainsi à disposition sa "maison intelligente".
Sigfox et Intesens, les deux startups partenaires de la formation participeront également à la formation : "Ces entreprises feront partie de l'équipe pédagogique et elles mettront à disposition le matériel utilisé chez eux et par leur clients", poursuit David Dubuc.
Le marché de l'internet des objets connectés connaît un développement croissant à Toulouse et forme un écosystème très dynamique. Les jeunes sociétés Sigfox et Intesens travaillent désormais pour de grands comptes. La startup Intesens a ainsi posé des capteurs sur les trains et dans les gares toulousaine pour aider la SNCF à détecter les pannes sur les équipements. Elle travaille également avec ERDF, Airbus Defense & Space ou encore Areva.
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Florine Galéron
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