Ce que contient le mastère "Startup & Intrapreneuriat" lancé à TBS

Sophie Arutunian
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Former un futur chef d'entreprise et former un startupper, ce n'est pas pareil. C'est à partir de ce constat que Toulouse Business School et l'accélérateur de startups Ekito ont décidé de lancer un mastère "Startup & Intrapreneuriat". C'est Mélanie Tisné-Versailles, responsable "Strategy & Ideas" chez Ekito et responsable du Labo des Usages, qui sera responsable de cette formation avec Gérard Drouet, professeur à TBS.
Dans un contexte où les startups se créent très rapidement et en nombre, l'idée du mastère est d'éviter les échecs. "Quelqu'un qui veut entreprendre entreprendra, même si son idée est mauvaise ou s'il n'est pas prêt. Il ne sert à rien de vouloir décourager l'entrepreneuriat. Au contraire, l'accompagner avec une formation efficace permet d'éviter les erreurs."
In fine, les étudiants ne sont pas dans l'obligation de fonder une startup. "Cette formation permet aussi des débouchés dans les services open innovation des grands groupes ou dans des incubateurs de startups", précise la coresponsable.
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La formation proposée dure 12 mois, dont 6 seront consacrés à la concrétisation d'un projet de startup ou d'intrapreunariat (monter un projet au sein d'une grande entreprise). "Il faut apprendre en faisant soi-même le maximum de tâches, sans externaliser, et apprendre de ses erreurs, petit à petit", assure la Mélanie Tisné-Versailles, évoquant la méthode du "learning by doing" : apprendre sur son projet startup ou sur son projet intrapreneurial et valider toutes les étapes (business model, faisabilité technique, création du branding, jusqu'à l'acquisition des premiers utilisateurs et/ou clients). Parmi les compétences à acquérir, le "growth hachking" est l'art de communiquer sans dépenser d'argent. "C'est ce que font par exemple Michel & Augustin avec des happening dans le métro parisien. Il s'agit d'apprendre à faire du buzz sans lancer de grande campagne d'affichage ou de spot TV."
Sophie Arutunian
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