Plus de la moitié des Bac+5 sont en CDI, un an après avoir été diplômé

Paul Périé

Paul Périé
Où en sont les bac+5 et plus, un an après leur diplôme ? C'est la question sur laquelle s'est penchée l'agence pour l'emploi des cadres (Apec) via une étude barométrique nationale qui s'intéresse à la situation professionnelle des jeunes diplômés de l'enseignement supérieurs* 12 mois après leurs sortie de l'école en 2015. Dans le cas des "bac+5 et plus", 92 % des diplômés ont occupé un emploi dans l'année qui a suivi leur diplôme et 81 % ont toujours un poste un an après. 5 sur 10 sont par ailleurs toujours dans leur premier emploi. En moyenne, ces diplômés ont mis 2 mois et demi pour trouver du travail.
Pour un tiers d'entre eux, ils ont pour cela répondu à une offre d'emploi. Viennent ensuite le dépôt de CV sur internet (15 %), le réseau (15 %) et les candidatures spontanées (14 %) comme moyens utilisés pour trouver un poste.
Contrairement à certaines idées reçues, les diplômes en sciences fondamentales (biologie, physique...) débouchent moins rapidement sur un emploi.
Point remarquable de l'étude, 55 % des jeunes "bac+5 et plus" sont en CDI un an seulement après leur diplôme. 53 % sont cadres et la rémunération médiane s'élève à 28 K€. Avec 45 % des postes, les PME demeurent les principaux recruteurs pour ces diplômés, qui s'orientent en majorité (59 %) vers le secteur des services, contre 20 % dans l'industrie, 15 % dans le commerce et 6 % dans la construction. Les fonctions commerciales et marketing (20 %), de gestion-administration (17 %) et d'études R&D (13 %) représentent par ailleurs un emploi sur deux.
Trois-quarts de ces diplômés estiment que leur emploi correspond à leur qualification et à leur discipline de formation, les autres envisageant leur emploi comme un "job alimentaire" selon l'étude de l'Apec. 33 % d'entre eux ont d'ailleurs choisi leur emploi en adéquation avec leur projet professionnel et 29 % pour l'intérêt du poste.
À lire également
* Toutes les disciplines sont représentées dans l'échantillon, sauf le doctorat en médecine et les masters en ESPE (École Supérieure du Professorat et de l'Éducation) menant aux carrières d'enseignant dans l'Éducation nationale.
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Paul Périé