10% des médecins sont neutres voire réticents aux vaccins

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La SFMG a interrogé 1.069 médecins généralistes, sur deux ans, pour cette étude financée en partie par un laboratoire pharmaceutique (mais sans contrepartie précise cette société savante).
La SFMG a interrogé 1.069 médecins généralistes, sur deux ans, pour cette étude financée en partie par un laboratoire pharmaceutique (mais "sans contrepartie" précise cette société savante). (Crédits : © Ina Fassbender / Reuters)
Confrontés à la méfiance souvent exprimée par leurs patients, deux médecins sur trois disent par ailleurs manquer de temps pour en discuter avec eux dans le cadre de leurs consultations, selon une étude récente.

Alors que le gouvernement a relancé en début d'année un plan pour promouvoir et rénover la politique de vaccination, seuls neuf médecins sur dix se disent favorables à cette pratique. Quelque 10% se disent neutres, réticents voire défavorables, particulièrement lorsqu'il s'agit des vaccins contre le papillomavirus (HPV) et le pneumocoque, selon une étude publiée jeudi par la Société française de médecine générale (SFMG). Des réticences s'expriment également selon le type de vaccins et quant à la présence d'adjuvants.

La SFMG a interrogé 1.069 médecins généralistes, sur deux ans, pour cette étude financée en partie par un laboratoire pharmaceutique (mais "sans contrepartie" précise cette société savante).

Plus de 8 généralistes sur 10 ont déclaré avoir pour habitude de prescrire les vaccins prévus par le calendrier vaccinal, mais environ un quart n'étaient pas d'accord pour les infections à pneumocoque (22,4%) et pour les infections à HPV, à l'origine de cancers du col de l'utérus et de la gorge (27,7%). Près d'un quart des médecins interrogés ont par ailleurs émis un avis "défavorable" ou "très défavorable" concernant la présence d'adjuvants dans les vaccins.

Manque de temps pour convaincre les patients antivaccins

Les médecins voient aussi des explications pratiques dans le recul de la vaccination. Un sur 3 désigne comme un frein les informations véhiculées par les pouvoirs publics -notamment les modifications annuelles apportées au calendrier vaccinal- et par les médias. Le couac gouvernemental lors de l'épidémie de grippe A reste notamment dans la mémoire de beaucoup.

"En France, la population et les soignants adhèrent de façon importante à la vaccination. Mais la répétition des crises et des scandales sanitaires a altéré cette confiance", déplore la SFMG.

Confrontés à la méfiance souvent exprimée par leurs patients, deux médecins sur trois disent par ailleurs manquer de temps pour en discuter avec eux dans le cadre de leurs consultations. En outre, le médecin n'a pas toujours les informations nécessaires concernant l'historique vaccinal de ses patients, souligne la SFMG, qui demande aux pouvoirs publics d'organiser la centralisation de l'information vaccinale.

(avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 01/10/2016 à 12:17 :
vaccinez vaccinez parent vos ministres vous supplie.bachelot et tourraine toutes deux vendues aux labos qui les ont fait grassement vivre pendant des années et en dissimulant. ça de leur pseudo cv ;encore deux belles branches pourries ces 2 la .que dire de l explosion de cas d autismes de schleroses en plaques comment un médecin digne de ce nom peut il injecter ces poisons a tour de bras sans même parler de la toxicité des adjuvants dans ces vaccins.tout est vraiment pourrit dans ce pays.

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