Quatre Français sur dix doutent de l'innocuité des vaccins, selon une étude. Une défiance alimentée par les suspicions sur les effets secondaires des vaccins contre l'hépatite B et la grippe A (H1N1), notamment.
La défiance alimentée par les scandales et les doutes sur les effets des vaccins
La controverse sur les effets secondaires des vaccins contribue à alimenter la défiance des Français, soulignent les chercheurs. Ils évoquent le lien suspecté mais encore non prouvé entre le vaccin contre l'hépatite B et le risque de développement de scléroses en plaque. Pour rappel, plus de 20 millions de Français ont été vaccinés contre cette maladie infectieuse en France selon l'OMS. Et face aux craintes d'effets secondaires, prises en compte par le ministère de la Santé, ce dernier avait suspendu temporairement le 1er octobre 1998 le programme de vaccination des adolescents contre l'hépatite B dans les collèges.
Interrogés par La Tribune, Christelle Cottenceau, responsable missions chez Alcimed Lyon et Anne-Charlotte Pupin, Directrice de Mission au sein d'Alcimed Belgique, ajoutent:
"Certains médecins en exercice, bien que rares, sont également défavorables à la vaccination. Globalement, toutes ces controverses au long cours laissent des traces et la crise de confiance envers les experts, la multiplication des sources, le foisonnement d'internet ne permet pas au grand public de trancher."
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Mais depuis 2010, les ventes de vaccins reculent en France, selon le Haut Conseil de la santé publique qui mentionne en outre une "faible couverture vaccinale".
Une tendance française contraire à celle du marché mondial
Le dernier bilan économique du Leem (fédération des entreprises du médicament) confirme cette tendance en France. Il estime que la baisse des importations de médicaments est imputable à celle des vaccins importés de Belgique.