À 7,4%, le taux de chômage reste quasi stable en France au deuxième trimestre

Si l'on excepte la période de la pandémie, le taux de chômage en France, selon les normes du BIT, était au deuxième trimestre inférieur de 0,8 point à son niveau de fin 2019. Emmanuel Macron s'est engagé à le ramener à 5% d'ici la fin de son second quinquennat.
(Crédits : Reuters)

Le taux de chômage calculé selon les normes du Bureau international du travail (BIT) est resté quasi stable au deuxième trimestre en France (hors Mayotte), affichant une hausse de 0,1 point sur la période pour s'établir à 7,4%, selon les données publiées vendredi par l'Insee.

Le consensus établi auprès des économistes interrogés par Reuters était de 7,3%, soit son plus bas niveau depuis début 2008 atteint lors du premier trimestre 2022. La hausse de 0,1 point observée sur la période avril-juin s'inscrit dans la marge d'erreur de cette estimation "à plus ou moins 0,3 point près" du niveau du taux de chômage.

Par rapport à son niveau de fin 2019, avant que ne débute la crise sanitaire de la pandémie de Covid-19, ce taux de chômage à 7,4% s'inscrit en repli de 0,8 point. A l'exception de l'année 2020, où une large partie de l'activité économique avait été mise à l'arrêt en raison des confinements de la population instaurés pour endiguer la pandémie, le taux de chômage a connu une trajectoire de baisse régulière au cours du premier quinquennat d'Emmanuel Macron.

Le chef de l'Etat, reconduit pour un second mandat présidentiel fin avril, avait promis lors de sa campagne de 2017 de ramener le taux de chômage à 7% en 2022, en s'appuyant sur une amélioration de la compétitivité des entreprises par le biais d'une baisse de la fiscalité et d'un assouplissement du droit du travail, engagées dès le début de son premier quinquennat. Lors de la dernière campagne présidentielle, il a affiché son ambition de parvenir au plein-emploi - ce qui correspond à un taux de chômage de 5% - d'ici la fin de son second mandat.

Léger rebond du chômage des jeunes

Le taux de chômage des jeunes, qui avait atteint fin 2021 un plus bas depuis une quarantaine d'années, a rebondi au cours du deuxième trimestre (+1,3 point), mais, à 17,8%, il demeure nettement inférieur à son niveau d'avant-crise (de près de 4 points).

Parallèlement, le taux d'emploi des 15-64 ans est resté stable sur le trimestre, à 68,0%, soit un niveau sans précédent depuis le début de sa mesure par l'Insee, en 1975.

Concernant l'indicateur du "halo sur le chômage", soit les personnes désirant retourner sur le marché de l'emploi mais qui ne sont pas considérées comme chômeuses par le BIT (chercher effectivement un emploi et être disponible pour en prendre un), il augmente faiblement lors du trimestre à 1,9 million de personnes (+0,1 point à 4,5%).

Le taux de chômage de longue durée (au moins un an) est en très légère baisse, à 2,1% de la population active (- 0,1 point) et demeure inférieur de 0,3 point par rapport à son niveau d'il y a un an.

Quant à la part du sous-emploi, les personnes au chômage partiel ou à temps partiel et souhaitant travailler plus, elle diminue de 0,1 point sur le trimestre (soit 4,6 millions de personnes). C'est ainsi le plus bas niveau de sous-emploi depuis 1992.

(avec agences)

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Commentaires 10
à écrit le 14/08/2022 à 15:43
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Les chômeurs qui étaient "comptabilisés" en formation sont peut-être de nouveau à la recherche d'un emploi, d'où un arrêt de la baisse de ce chiffre du chômage, trafiqué à souhait.

à écrit le 13/08/2022 à 11:27
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Ce qui compte c'est le taux d'emploi et non le taux de chômage. Les radiés, les découragés, les malades, les personnes au foyer par impossibilité de payer la garde des enfants, les étudiants a vie par peur de n'être rien, ne sont pas des chômeurs. Sa...

à écrit le 13/08/2022 à 1:08
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Merci Jacquie et Michel de relancer le secteur de l'usinage... :-D

à écrit le 12/08/2022 à 22:56
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Bonjour, bien sûr, l'ons a tellement supprimer des ayants droit que le chiffre ne reflètent nullement la réalité.... Beaucoup ne travail pas, bon ils faut dire que tout les coups sont bon pour escroqué les aide ( RSA, ect ..) exemple des migrants qu...

à écrit le 12/08/2022 à 11:24
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il faut baisser les charges par une meilleure répartition. A salaire égal charges égales l'exoneration prime ceci prime cela heures sup etc ne profite qu'à une minorite souvent de grands groupes mais les autres ??????? UNE MEILLEURE repartition de la...

à écrit le 12/08/2022 à 11:09
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il convient de redéfinir ce qu'est un emploi ; quelques heures par mois et/ou une autoentrepreneur pour quelques dizaines d'euros par mois, ce ne sont pas des emplois, CE SONT DES galères et des misères de pays sous-développés ; il conviendrait de di...

à écrit le 12/08/2022 à 10:00
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Il est étonnant de constater que le niveau d'emploi n'est plus corrélé à la performance économique. Aurait-on découvert l'équation magique ? Ça sent le prix Nobel d'économie... En France, on a pas de pétrole, mais on sait manipuler les chiffres !

le 12/08/2022 à 10:34
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Vous avez sans doute vos propres chiffres. Comment s’appelle votre institut de statistiques ?????

le 13/08/2022 à 9:09
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Pour avoir une idée de ce qui se passe, il suffit de comparer la balance commerciale avec le taux d'emploi. En Allemagne, le taux d'emploi est corrélée avec la balance commerciale, contrairement à la France (source indépendante : tradingeconomics.co)...

à écrit le 12/08/2022 à 8:39
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La question est de savoir si c'est le "taux" ou si c'est le chômage qui reste quasi stable?

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