L'allocation chômage revalorisée de 2,9% au 1er juillet

Alors que l'inflation atteint 5,8% en juin, selon une première estimation provisoire de l'Insee, l'Unedic a annoncé une revalorisation de l'allocation chômage qui prendra effet dès ce vendredi 1er juillet. En France, le taux de chômage atteignait au premier trimestre 2022 son plus bas niveau depuis 2008 à 7,3% de la population active (hors Mayotte), selon l'Insee
L'allocation chômage va être revalorisée ce vendredi 1er juillet.
L'allocation chômage va être revalorisée ce vendredi 1er juillet. (Crédits : CHARLES PLATIAU)

Prestations sociales, pensions de retraite ou encore salaire des fonctionnaires.... le projet de loi sur le pouvoir d'achat présenté le 6 juillet en Conseil des ministres et examiné le 18 juillet par l'Assemblée nationale prévoit de nombreuses revalorisations. En cause, une inflation qui ne cesse d'atteindre des records. Ce jeudi encore, selon une première estimation provisoire de l'Insee, l'indice des prix à la consommation était de 5,8% au mois de juin sur un an, contre 5,2% au mois de mai.

Revalorisation de 2,9%

En attendant le passage de cette loi tant attendue, l'allocation chômage va d'ores et déjà être revalorisée de 2,9% ce vendredi 1er juillet, comme l'a annoncé l'Unédic dans un communiqué ce jeudi. Un coup de pouce qui concerne 95% des demandeurs d'emploi indemnisés au 1er juillet, soit environ 2,1 millions de personnes. « Lors des 5 dernières années, cette revalorisation était en moyenne de 0,5 %. Le Conseil d'administration de l'Unédic a dans sa décision tenu compte du contexte économique, notamment de l'inflation, et de l'équilibre financier du régime », explique l'organisme de gestion de l'assurance chômage qui avait confirmé début juin son retour dans le vert après la crise du Covid, avec un excédent prévu cette année à 2,5 milliards d'euros. L'organisme prévoyait de ramener sa dette, de 63,6 milliards en 2021, à 61,1 milliards en 2022.

Grâce à cette revalorisation, l'allocation minimale passe à 30,42 euros par jour, contre 29,56 euros actuellement. La revalorisation de l'allocation minimale et de la partie fixe s'applique à l'ensemble des allocataires concernés par ces paramètres dès le premier jour de leur revalorisation.

L'augmentation des salaires journaliers de référence concerne, quant à elle, les allocataires indemnisés depuis plus de 6 mois, soit environ 1,9 million de personnes. Pour environ 200.000 allocataires, seule la revalorisation de la partie fixe s'applique.

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Réforme de l'allocation chômage

Cette annonce a suscité la réaction du Comité national CGT des travailleurs privés d'emploi et précaires (CNTPEP-CGT) qui a dénoncé sur Twitter une « revalorisation indécente des allocations chômage (...) bien en dessous de l'inflation annoncée de 7% d'ici la fin de l'année ». « Nous continuerons à nous battre pour l'annulation de la réforme et une augmentation des allocations de 10 euros par jour et par chômeur », a-t-elle affirmé.

Le 1er octobre, le nouveau calcul d'indemnisation pour les demandeurs d'emploi inscrit dans la réforme de l'allocation chômage est entré en vigueur, touchant, selon l'Unedic, 1,15 million d'allocataires. Ces derniers reçoivent une allocation journalière inférieure, en moyenne, de 17% à celle qu'ils auraient touché s'ils avaient été inscrits à Pôle emploi avant la réforme, bien que la durée théorique de l'indemnisation soit plus longue, passant de 11 à 14 mois. Autre dispositif prévu par la loi : la durée minimale de travail pour l'ouverture ou le rechargement des droits est portée à six mois au cours des 24 derniers mois contre 4 mois au cours des 28 derniers mois auparavant.

Un taux de chômage au plus bas

En France le taux de chômage est au plus bas depuis 2008. Au premier trimestre 2022, il était quasi stable à 7,3% de la population active (hors Mayotte), selon les chiffres de l'Insee. Il était de 7,4% au dernier trimestre 2021 au cours duquel il avait fortement baissé, de -0,6 point. Au sens du Bureau international du travail (BIT), les chiffres du premier trimestre 2022 s'élevait à 2,2 millions de personnes, soit 18.000 de moins sur le trimestre. Le taux de chômage « est inférieur de 0,8 point à son niveau un an auparavant, et 0,9 point au-dessous de son niveau d'avant la crise sanitaire (fin 2019) », a souligné l'Insee.

On observe le même phénomène ailleurs en Europe dans certains pays comme la République tchèque où le taux de chômage atteint 2,5%, la Pologne (2,7%) et l'Allemagne (2,8%). A contrario, d'autres pays connaissent encore de forts taux comme l'Espagne (13,1%) et l'Italie (8,1%).

A l'échelle européenne toutefois, le niveau n'a de cesse de baisser. Dans la zone euro, c'est-à-dire les 19 Etats utilisant la devise européenne, le taux de chômage atteignait 6,6% de la population active en mai, un nouveau plancher historique. Il avait déjà baissé à 6,7% en avril, selon les chiffres d'Eurostat. Dans l'Union européenne, il a diminué à 6,1% en mai, atteignant également un record.

(Avec AFP)

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Commentaires 3
à écrit le 01/07/2022 à 8:56
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Il vaut mieux être au chômage que travailler.

le 21/07/2022 à 15:46
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Vous pensez que les chômeurs sont dans cette situation par plaisir ? c'est quoi 2.9 % c'est des miettes, 25 euros par mois de plus vous pleurniché pour des miettes ?

à écrit le 30/06/2022 à 19:56
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Donc si ont donne 2,9 % aux chomeurs il faut donner 5 % au smicards sinon c est encore une incitation a ne pas bosser

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