Balayées les craintes sur la sécurité de Paris 2024, oubliés les doutes sur les effectifs suffisants d'agents de sécurité ; l'heure est à la satisfaction pour les acteurs de la sécurité privée.
« Entre le 1er janvier et le 31 juillet 2024, nous avons délivré 56.000 nouvelles cartes professionnelles d'agent de sécurité, c'est 80 % de plus que sur la même période l'an passé », chiffre David Clavière, préfet et directeur du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS), chargé de contrôler le secteur.
Avec une moyenne de 15.000 à 16.000 agents déployés chaque jour sur les sites olympiques, « le secteur a su se montrer agile et a renvoyé une bonne image », se réjouit Cédric Paulin, secrétaire général du Groupement des entreprises de sécurité (GES). Pour satisfaire la demande en matière de sécurité, la filière a procédé à une grande campagne d'embauche sur les six premiers mois de l'année 2024, avec l'aide des services de France Travail. Pour l'occasion, une carte professionnelle d'agent de sécurité - utilisable uniquement sur les grands événements comme les JO - a été octroyée à plus 7.000 personnes - pour la plupart des étudiants - à l'issue d'une formation de 3 semaines. Pour les 200 entreprises qui ont travaillé à sécuriser les Jeux de Paris 2024, la question de la main-d'œuvre se pose désormais. Que vont devenir les agents dont le contrat prend fin avec l'événement ?