JO 2024 : le parfait « terrain de jeu » pour la vidéosurveillance de masse adossée à l'IA
Juliette Allimant
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Les Jeux Olympiques vont-ils ouvrir l'ère de la surveillance de masse ? La vidéosurveillance algorithmique (VSA) jouera en tout cas un rôle primordial pendant l'événement, à Paris et dans les villes organisatrices. Et pour cause. Dopée à l'intelligence artificielle, cette technologie connecte les modèles intelligents du machine learning au système de caméras, par le biais de logiciels intégrés.
Dans les lieux publics qui seront fréquentés pendant les JO, cette technologie doit ainsi permettre, selon la Commission Nationale de l'Informatique et des Libertés (CNIL), de faire une analyse automatique des images. Elle « améliore » les logiciels de vidéosurveillance sur des caméras déjà installées. Dans quel contexte la VSA sera-t-elle utilisée pendant les JO ? Elle le sera dans huit situations précises, indique la CNIL, dont, les départs de feux, les mouvements de foule ou encore les objets abandonnés. Une fois détectés, une alerte sera alors envoyée aux postes de sécurité, qui décideront de prendre une mesure ou non.
C'est à l'occasion d'un débat parlementaire en mars 2023 sur la loi JO, en présence du Ministre de l'Intérieur (aujourd'hui démissionnaire), Gérald Darmanin, que certains députés ont présenté la vidéosurveillance algorithmique comme étant la solution à la question sécuritaire. En adoptant cette loi, la France a été le premier Etat membre de l'UE à légaliser la vidéosurveillance algorithmique. Depuis, deux premiers arrêtés ont été pris par la préfecture de police pour autoriser l'emploi de la VSA lors du concert de Depeche Mode le 5 mars et d'un match de basket le 20 afin de commencer les expérimentations.
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La sénatrice Agnès Canayer a par ailleurs déclaré lors de sa présentation du rapport « Gagner la médaille d'or de la sécurisation des jeux Olympiques et Paralympiques de 2024 », que ces derniers seraient un « grand terrain de jeu pour expérimenter la VSA ».
Juliette Allimant