Agnès Pannier-Runacher : « La France a la capacité de devenir le laboratoire d'excellence de la parité femmes-hommes »
Propos recueillis par Marc Endeweld et Philippe Mabille
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... t les hommes, Elisabeth Moreno, où les deux ministres formulent 20 propositions pour aller plus loin dans la défense des droits des femmes, « grande cause » du quinquennat actuel et certainement du prochain. Retrouvez ci-dessous l'entretien en vidéo.
La Grande Tribune de la Présidentielle avec Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée chargée de l'Industrie.
L'économie est fortement désorganisée avec les deux vagues successives de Covid, Delta, puis Omicron de cet hiver 2021/2022. Est-ce que cela peut avoir un impact sur la croissance ?
A ce stade, nous ne remettons pas en cause notre prévision de croissance de 4% du PIB pour 2022. Je rappelle que cette prévision succède à une performance de croissance la plus élevée depuis 50 ans, de l'ordre de 6,7% en 2021 selon l'Insee et l'OCDE. Alors certes, notre quotidien est encore impacté par la vague Omicron, qui est extrêmement contagieuse. Mais, lorsque l'on regarde les chiffres macroéconomiques, et que l'on entend ce que nous disent les entreprises, que nous avons réunies à plusieurs reprises à Bercy avec Bruno Le Maire, on voit qu'elles tiennent, avec des taux d'absentéisme inférieurs à 10% pour l'essentiel. Pour donner une idée, au plus haut de la crise, au moment du premier confinement de 2020, on était sur des taux d'absentéisme de 35%. Ce n'est certes pas facile pour les actifs, surtout avec les enfants, les personnes malades ou cas contact, le télétravail, mais l'économie tient, grâce aux entreprises.
Prenez-vous des mesures pour faire face aux risques de pénurie dans les chaînes logistiques, la grande distribution ?
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La grande distribution et les acteurs de la logistique nous ont rassurés. Ils ne voient pas de tensions qui conduiraient à des pénuries. On a un suivi très proche. Le ministre de l'Agriculture et de l'Alimentation, Julien Denormandie, a rassemblé toute la filière, avec mon cabinet. On a fait un point très précis. Les acteurs nous disent que, par rapport à mars 2020, il y a moins de tensions. Probablement parce qu'on s'est aussi beaucoup adapté et que le vaccin fait la différence. Dans les hôpitaux, la moitié des lits sont occupés par des personnes non vaccinées, alors qu'elles ne représentent que 5% de la population. On voit que le vaccin est très puissant pour éviter de développer des formes graves et de peser sur les hôpitaux, qui doivent aussi prendre en charge les pathologies classiques tels que les cancers. Nous devons collectivement éviter les pertes de chances pour ces patients-là.
Propos recueillis par Marc Endeweld et Philippe Mabille