Aide au thermostat connecté : le gouvernement suspend le dispositif
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Le coup de pouce au radiateur connecté a été suspendu par le gouvernement à compter de ce vendredi 22 novembre. (Photo d'illustration)
Shutterstock
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Le coup de pouce au radiateur connecté a été suspendu par le gouvernement à compter de ce vendredi 22 novembre. (Photo d'illustration)
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L'exécutif dit stop. Le 1er décembre 2023, le gouvernement d'Elisabeth Borne avait lancé le dispositif « Coup de pouce pilotage connecté du chauffage pièce par pièce » à destination des ménages. Mais moins d'un an plus tard, la ministre déléguée à l'Energie, Olga Givernet, a décidé de suspendre, dès ce vendredi 22 novembre, l'aide des pouvoirs publics. L'arrêté annonçant la fin du coup de pouce est paru jeudi au Journal Officiel.
« En raison de fortes suspicions de fraudes qui m'ont été remontées, il est devenu évident que des pratiques frauduleuses existent et qu'elles mettent en péril l'efficacité du dispositif », a expliqué Olga Givernet dans une déclaration transmise à l'AFP.
Ce coup de pouce de l'Etat était destiné à inciter les ménages à diminuer leur consommation de chauffage et leur facture énergétique en favorisant l'achat de nouveaux boutons de radiateurs connectés, programmables et pilotables à distance, pièce par pièce.
Techniquement, cela devait permettre de réduire d'au moins 15% la facture de chauffage des ménages, selon l'alliance Ignes, qui regroupe la quarantaine d'industriels commercialisant du matériel électrique et domotique en France.
Et le montant de l'aide était particulièrement intéressant : de 260 euros pour un logement d'une surface inférieure à 35 m² à 624 euros pour une habitation de plus de 130 m². Surtout, le dispositif était accessible à l'ensemble des ménages et ce, quel que soit leur niveau de revenus.
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Mais manifestement, le circuit de distribution de cette aide a favorisé la fraude ces derniers mois. Car celle-ci n'était pas versée directement par l'Etat, mais par les entreprises signataires d'une charte avec les pouvoirs publics. Et ses modalités de versements - virement, chèque, bons d'achat avec l'entreprise, facture minorée sur les travaux réalisés -, ont, semble-t-il, conduit au développement d'un phénomène de fraude.
(Avec AFP)
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