Apprentissage : le calvaire des petits patrons pour recruter
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84% des petites entreprises ont une bonne image de l'apprentissage.
Reuters
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84% des petites entreprises ont une bonne image de l'apprentissage.
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EXCLUSIF. L'apprentissage est largement plébiscité par les entreprises françaises. Dans un baromètre dévoilé en avant-première par La Tribune, 84 % des patrons de TPE ont une bonne image de l'apprentissage ou des contrats de professionnalisation. À l'opposé, seuls 16 % des petits patrons ont un avis négatif sur ces dispositifs. Et, 82 % indiquent que l'apprentissage a eu un impact positif sur leur société.
Malgré ce plébiscite, les très petites entreprises sont confrontées à des difficultés de recrutement. En matière d'embauche, 78 % affirment avoir rencontré des obstacles. De même, une minorité des répondants (22 %) expliquent que trouver un bon candidat est facile. C'est une hausse de 5 points par rapport à la dernière enquête réalisée en 2011 sur l'apprentissage. « Les TPE ne sont pas ou rarement dotées d'une équipe RH dédiée au recrutement. Cette mission est donc assurée par le dirigeant lui-même ou ses équipes, ce qui s'ajoute aux fonctions habituelles de chacun, et nécessite d'y consacrer du temps », explique Flora Baumlin, directrice de l'expertise Corporate & Work Experience à l'IFOP. A ce manque de temps peut s'ajouter le calendrier de formation. « Si l'entreprise n'a pas trouvé un apprenti au moment du démarrage de l'année scolaire, il lui sera difficile, voire impossible d'en trouver un dans les mois qui viennent et il lui faudra attendre une année calendaire pleine avant de pouvoir à nouveau envisager un recrutement d'apprenti », poursuit la spécialiste des questions d'opinion.
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Sur les niveaux des profils recrutés, une forte majorité de TPE estime que « tous les diplômes professionnels (du CAP à Bac +5) devraient être accessibles par la voie de l'apprentissage ». Une position parfois critiquée par les économistes et une partie du gouvernement. Au moment du budget 2025 à l'automne dernier, une revue de mission de l'Inspection générale des finances (IGF) avait pointé les limites des soutiens massifs à l'apprentissage.